Sue les désaccords de Marie-Pierre Rey avec l'historiographie russe (soviétique) :
Page 344 : Là encore, le principe d'équilibre est essentiel dans la pensée d'Alexandre. Ce point - sur lequel l'on reviendra plus loin - revêt une très grande importance et va à l'encontre d'une historiographie soviétique qui voit dans la campagne de 1813-1814 menée par Alexandre l'expression de sa prétendue volonté de rétablir une monarchie conservatrice en France. En réalité, cette interprétation plaque sur 1813-1814 un regard anachronique, soutenu par l'évolution qui caractérisera la diplomatie russe après 1818, mais elle ne saurait rendre compte des objectifs poursuivis par le tsar en 1813-1814 : à cette date, ce qui lui importe avant tout, c'ets de mettre en place en France un régime politique qui réponde aux vœux des Français, qui rende compte de leur histoire et de leur mémoire collective et qui, par sa stabilité et sa modération, garantisse la paix à l'Europe.
Sinon, deux bons mots d'Alexandre (je les trouve objectivement bons) :
Aux royalistes français qui lui proposent de débaptiser le pont d'Austerlitz, il répond élégamment qu'il "suffit que l'on sache que l'empereur Alexandre y a passé avec ses armées". Visitant le palais des Tuileries, il s'arrête au salon de la paix et demande avec humour à ses guides "à quoi cette pièce servait à Buonaparte".
L'auteur insiste aussi beaucoup sur le rôle favorable à la France, face aux appétits des Coalisés et surtout des Prussiens lors des négociations de 1814 et encore plus en 1815.
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