Ce n'est pas faux. Néanmoins, l'intransigeance anglaise était tout aussi grande. En gros, il aurait fallu accepter de renoncer à la quasi totalité des conquêtes effectuées, à commencer par la Belgique. Je ne pense pas qu'un autre que Napoléon aurait accepté de lâcher autant de territoires durement conquis, a fortiori en étant en position de force.
Il ne faut pas perdre de vue le cynisme politique de l'Angleterre à l'époque (ex: le bombardement de Copenhague en 1807: 1/3 de la ville détruite, plusuieurs millliers d'habitants blessés ou tués, l'intégralité de la flotte confisquée et l'arsenal détruit, le tout sans déclaration de guerre et contre un pays neutre qui plus est). De même, le caractère extrêmement conservateur des puissances autrichienne, prussienne et russe pour lesquelles Napoléon était l'héritier de la Révolution et en tant que tel un homme à abattre.
Disons que la spirale guerrière des années 1792-1815 doit au moins autant aux ennemis de la France révolutionnaire puis impériale qu'à la "mégalomanie" de Napoléon.
Cela étant dit, très bon le coup de "remis à sa place sur une île"
