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Némée (LEGION)

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1 Némée (LEGION) le Dim 23 Aoû 2009 - 1:19

Ayant un peu de temps avant la rentrée, je teste une seconde bataille avec le système LEGION. Comme vous le verrez, la bataille s'annonce plus rapide que prévue.
Mais d'abord présentation.

Némée

Introduction :

Némée fait partie du groupe de batailles nommé « Les batailles grecques » allant de Délion (424) à Chéronée (338).
Choc hoplitique par excellence, elle semble plus équilibrée que Délion ou Mantinée (bataille de 418). Toutefois, le camp spartiate est clairement supérieur.
La bataille de Némée eut lieu en 394 durant la guerre de Corinthe. Elle opposa une armée coalisée composée notamment d’Athéniens, Thébains, Corinthiens et Argiens à une armée rassemblant les Spartiates et leurs alliés. Sparte remporta la victoire.

Le champ de bataille :



Les Alliés grecs entrent par le haut, les Spartiates par le bas.
Le champ de bataille est pour l’essentiel une plaine. Cependant l’armée coalisée arrive par un bois et doit traverser un ruisseau avant d’accéder au centre du champ de bataille.
Chaque unité d’infanterie représente 1200 hommes et celles de cavalerie 300 (600 pour une unité double).
Un hexagone représente environ 160 m et un tour de jeu environ 18 minutes.



Dernière édition par Pyrrhos le Ven 4 Sep 2009 - 0:40, édité 1 fois

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2 Re: Némée (LEGION) le Dim 23 Aoû 2009 - 9:40

Je ne comprends pas pourquoi c'est toujours les Spartiates qui gagnent ! C'est à croire que les Athéniens étaient des dabes...Pareil pour la Guerre du Péloponnèse. Souvent j'ai m'impression que c'est comme Carthage face aux Romains...

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3 Re: Némée (LEGION) le Dim 23 Aoû 2009 - 10:25

Allalalai a écrit:Je ne comprends pas pourquoi c'est toujours les Spartiates qui gagnent ! C'est à croire que les Athéniens étaient des dabes...Pareil pour la Guerre du Péloponnèse. Souvent j'ai m'impression que c'est comme Carthage face aux Romains...

Ou bien nous face aux Anglais... No

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4 Re: Némée (LEGION) le Dim 23 Aoû 2009 - 10:31

Les forces en présence :

Elles se détaillent comme suit:

Alliés :
• 4 unités d’hoplites thébains de qualité ordinaire (AHO-TH) organisées en rang exceptionnellement profond, les quatre unités étant combinées en une seule unité très puissante : 4 800 hommes
• 15 unités d’hoplites de qualité ordinaire (AHO) : 18 000 hommes
• 2 unités d’infanterie légère de qualité ordinaire (ALI) : 2 400 hommes
• 5 unités de cavalerie moyenne de qualité ordinaire (AMC) : 1 500 hommes

Total : environ 27 000 hommes divisés en 26 unités pour une force de combat globale de 135.

Sparte :
• 5 unités d’hoplites spartiates de qualité vétéran (VHO-S) : 6 000 hommes
• Aristodémos représenté par un leader non inspiré attaché à l’une des unités spartiates
• 11 unités d’hoplites de qualité ordinaire (AHO) : 13 200 hommes
• 1 unité d’infanterie légère de qualité ordinaire (ALI) : 1 200 hommes
• 1 unité de cavalerie moyenne de qualité levée et de taille double (DLMC) : 600 hommes

Total : 21 000 hommes divisés en 18 unités pour une force de combat de 157.

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5 Re: Némée (LEGION) le Dim 23 Aoû 2009 - 12:13

Les nouveautés par rapport à Marathon :

Terrain :
Des bois et un ruisseau apparaissent dans ce scénario. Ces deux types de terrain gênent le mouvement, surtout de la cavalerie, et les bois ont un effet dans les combats. Toutefois, étant situés sur l’arrière du champ de bataille, ils devraient jouer un rôle mineur dans l’affrontement.

Infanterie légère :
Une formation très intéressante dans Legion :
• Elle n’a pas d’orientation : elle n’a pas besoin de faire de rotation et ne subit pas de malus pour une attaque de flanc ou d’arrière (mais en subit comme les autres troupes en cas de contact avec 3 unités ennemies).
• Placée en couverture d’unités d’infanterie lourde qui la soutiennent (c’est-à-dire qui lui font face et ne sont pas adjacentes à des unités ennemies), elle a un bonus en attaque et en défense. D’autre part sa destruction dans cette position risque moins de déclencher une panique. Tout ceci encourage son utilisation sur l’avant de l’infanterie lourde plutôt que pour des manœuvres sur les ailes.
• Chaque nouvel hexagone dans lequel une unité d’infanterie légère entre doit être plus éloigné de leur hexagone de début de mouvement que le précédent. Ceci réduit leur flexibilité qui sinon serait excessive (compte tenu de l’absence de nécessité pour elles de faire des rotations) et évite la tactique irréaliste qui consisterait à désengager une unité d’infanterie légère d’une attaque pour immédiatement la faire tourner et lancer une attaque depuis le côté.

Hoplites thébains :
Ces unités, comme indiqué dans la composition de l’armée alliée, sont toutes empilées dans le même hexagone, simulant le dispositif exceptionnellement profond qu’adoptaient les Thébains. A Némée, les 4 unités thébaines représentent une profondeur de 25 rangs (comme à Délion : il est supposé que les Thébains reprennent la même profondeur pour Némée, hypothèse que reprend également Montagu). A Leuctres, 6 unités représentent une profondeur de 50 rangs. Cette unité dispose d’un bonus exceptionnel en attaque et en défense. Elle est donc redoutable au combat et très résistance, mais loin d’être invincible, d’autant que sa largeur est limitée.

Hoplites spartiates :
• Soldats professionnels, ils sont de classe vétéran
• Entraînés à manœuvrer, ils ne subissent pas la pénalité des hoplites qui changent d’orientation dans un hexagone adjacent à l’ennemi.
• Disciplinés, les Spartiates se lançaient rarement à la poursuite de l’ennemi : une unité qui fuit devant eux ne subira pas de facteurs de poursuite pour déterminer dans quelles conditions se déroule sa fuite.
• Il est arrivé à des officiers spartiates de désobéir en cas de redéploiement tactique (Platées, Mantinée). En cas de mouvement double ou triple avec une unité de Spartiates non accompagnée d’un leader, il faut donc déterminer sa réaction : sur un résultat de 1, l’unité ne pourra ni reculer ni changer d’orientation.

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6 Re: Némée (LEGION) le Dim 23 Aoû 2009 - 21:25

Les plans :

Alliés :

Le danger principal viendra de la phalange spartiate. Face à elle, les troupes ne devront pas hésiter à reculer du fait de la pression (les inciter au rentre-dedans bourrin conduirait à un désastre). Néanmoins, la bataille ressemblera à une course contre la montre face au rouleau compresseur spartiate. L’élément fort de l’armée alliée est la phalange béotienne. Mais isolée elle ne pourra guère être décisive. Deux unités doubles seront donc constituées pour l’épauler puissamment et permettre une brèche décisive. Il est décidé que cet ensemble occupera le centre de la ligne, où son effet psychologique sera le plus efficace. Le reste des unités d’hoplites restent en unités individuelles, permettant un front très large, au risque d’une gestion plus difficile durant la bataille.
Une aile forte et une aile faible l’encadreront. La première, à droite, comportera plus d’infanterie et moins de cavalerie que la seconde. Pour compenser cela, l’infanterie légère se placera en écran devant les hoplites de l’aile gauche, rééquilibrant l’ensemble. Autre raison à ce placement : le centre, sur lequel repose les meilleures chances de victoire, ira au plus vite au choc, tandis que sur sa gauche les fantassins légers pourront retarder celui-ci (éventuellement la cavalerie également).

Spartiates :

Les 5 unités spartiates offrent la possibilité de constituer une masse puissante au choc et au front conséquent. De surcroît, les qualités manoeuvrières des Spartiates rend possible une exploitation rapide de toute brèche. Il est donc décidé de leur attribué la place d’honneur sur l’aile droite d’où, après avoir mis en déroute l’ennemi, elle débordera son centre et remportera la victoire. Aristodémos se placera avec l’unité la plus à gauche de la ligne spartiate, au point de jonction avec les forces alliées, pivot supposé de l’aile droite. Les cavaliers seront placés sur le flanc des Spartiates, plus fragile (côté non protégé par les boucliers), d’où ils protégeront la phalange pendant sa manœuvre de débordement.
Aucune unité n’est doublée : comme pour les Alliés, le front spartiate sera très large.
L’infanterie légère sera placée en avant de l’infanterie au centre du champ de bataille.

Mais malgré ces beaux plans, la bataille prendra une physionomie sensiblement inattendue...

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7 Re: Némée (LEGION) le Lun 24 Aoû 2009 - 0:55

Le déploiement :

Il prend 6 tours. En voici le déroulement:













L’armée des alliés grecs se déploie assez vite et bien. Par contre, il y a quelques confusions chez les Spartiates et à l’approche de l’armée ennemie, Aristodémos et sa garde se retrouvent décalés par rapport à la place initialement prévue : au lieu de former le flanc gauche de la phalange spartiate, ils ont dû laisser une des unités spartiates s’installer à cette place. D’autre part, l’armée spartiate ayant perdu du temps, ses adversaires occupent solidement le centre du champ de bataille : élément sans conséquence dans l’immédiat, mais qui pourrait peser sur le moral si l’armée spartiate venait à reculer.

En parcourant les lignes de plus près:

La gauche du champ de bataille: la supériorité en cavalerie de l'armée alliée leur permet de couvrir les flancs avec celle-ci et d'envisager de futures menaces sur le flanc ou l'arrière de la phalange ennemie.



Le centre: on voit la puissante phalange thébaine composée de 4 unités et épaulée par deux unités doubles, conformément au plan allié. Les escarmouches ont commencé et l'infanterie légère spartiate est déjà affaiblie.



La droite: on retrouve la terrifiante phalange spartiate. Aristodémos est décalé par rapport au plan. L'infanterie légère alliée retarde le choc sur cette aile, mais elle est déjà en partie affaiblie. La cavalerie couvre le flanc des deux armées.

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8 Re: Némée (LEGION) le Lun 24 Aoû 2009 - 0:59

La puissance thébaine va-t-elle l'emporter sur les vétérans spartiates, je suis captivé...
Va au moins aussi y avoir du débordement de cavalerie (et je m'y connais jocolor).
En revanche petite question, une règle simule-t-elle les mouvements de poursuite incontrôlés de la cavalerie (je suis et je ne reviens plus ?) ?
En fait sur cette règle, il me manque les Byzantins pour qu'elle soit parfaite...

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9 Re: Némée (LEGION) le Lun 24 Aoû 2009 - 1:09

Allalalai a écrit:
En revanche petite question, une règle simule-t-elle les mouvements de poursuite incontrôlés de la cavalerie (je suis et je ne reviens plus ?) ?

Voilà un des points litigieux, selon moi.
Dans Lost Battles, Sabin a trouvé un compromis: il n'y a pas de poursuite "hors carte" mais une contrainte imposée à la cavalerie qui met en déroute la zone qui lui est opposée.
Dans Legion, rien de tel. La poursuite est prise en compte, mais uniquement dans ses conséquences pour le camp en fuite: quand on vérifie le devenir d'une unité en déroute, la présence de cavalerie adjacente augmente considérablement le risque que celle-ci soit "Scattered", quasi détruite. C'est remarquablement bien pensé. Mais cela n'a pas de conséquence pour l'unité de cavalerie. Faudrait-il ajouter un système simulant la cavalerie poursuivant hors carte comme dans GBOH ? Question délicate car se pose le problème de la récurrence du phénomène dans les batailles historiques et de la façon de le répercuter sur le système. A quoi s'ajoute celle du dosage: combien d'unité concernées ? Peut-être seulement si un nombre conséquents d'unités ennemies déroutent...

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10 Re: Némée (LEGION) le Lun 24 Aoû 2009 - 14:14

La décision… en 20 minutes !

Le tour 7 est l’instant du grand choc d’infanterie lourde. Conséquence des plans respectifs, les Alliés pressent au centre et sur leur aile droite, tandis que leur aile gauche subit la pression des Lacédémoniens.
Cette configuration, combinée aux combats dilatoires des infanteries légères et à la déviation des hoplites vers la droite, crée toutefois une friction au centre de la ligne de bataille : la phalange thébaine, en chargeant, perd le soutien de l’unité double sur sa gauche, la ligne se dilatant à ce point précis. En apparence sans effet grave cette situation est toutefois le premier cran d’un engrenage qui va rapidement s’avérer fatal aux Alliés.



Le combat s’engage pourtant bien pour les Alliés qui bousculent l’élite spartiate : deux unités lacédémoniennes sont vite affaiblies, fragilisant l’assaut des Spartiates et semblant compromettre leur stratégie.



Mais c’est au centre que se produit l’inattendu : la déroute improbable et soudaine de la phalange thébaine !
L’improbabilité de l’évènement à une mesure : 1 chance sur 144 ! Mais le dieu Pan avait envie d’être facétieux ce jour-là… Détail de l’évènement :



La phalange est au choc avec deux unités d’hoplites. Les attaques de celles-ci sont exceptionnellement efficaces (ou chanceuses c’est selon) et chacune touche. Toutefois, il est normalement possible de reporter une partie des pertes sur les unités intactes voisines. Seulement voilà : la phalange thébaine étant d’une profondeur inhabituelle, sa valeur est de 8 (4 unités de 2). Pour reporter une perte, il faut donc que des unités totalisant également une valeur de 8 en subissent une chacune. Les deux unités doubles encadrant la phalange thébaine devrait le permettre, chacune ayant une valeur de 4. Seulement voilà : conséquence de la friction relevée plus haut, l’unité double sur le flanc gauche des Thébains n’est plus en contact avec eux et ne peut donc pas absorber de perte. La grande phalange thébaine doit donc subir donc ses deux pertes et est détruite !
La catastrophe empire avec le test de moral. La grande puissance de l’unité détruite se retourne à présent contre le camp Allié. Lors d’un test moral un lancé de dé aide à déterminer le moral global de l’armée : si le résultat est supérieur à la valeur de l’unité détruite, ce moral reçoit un bonus de +1, s’il est le double, le bonus est de +2, s’il est le quadruple, il est de +3. Mais l’unité thébaine valant 8, quelque soit le résultat du dé, il ne peut donner aucun bonus. De plus, cette valeur détruite a une autre conséquence : chaque tranche de 8 points donne un malus de -1. Le moral global de l’armée allié pour cette action est donc de -1. Reporté aux différentes unités cela donne le résultat suivant :



Tout le centre l’armée alliée est donc détruit ! La bataille, à peine engagé, est déjà quasiment perdue.

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11 Re: Némée (LEGION) le Lun 24 Aoû 2009 - 14:38

Punaise effectivement ça fait mal, mais le coup de l'importance sur le moral d'une unité forte est assez réaliste.

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12 Re: Némée (LEGION) le Lun 24 Aoû 2009 - 14:45

Allalalai a écrit:Punaise effectivement ça fait mal, mais le coup de l'importance sur le moral d'une unité forte est assez réaliste.

Ah, c'est le genre de coup où tu te dis: je valide ou pas ???
Par contre, l'effet moral est un modèle du genre. Avoir de bonnes unités c'est bien, mais il faut en payer le prix si elles craquent: les autres soldats ont de quoi y perdre leur courage...

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13 Re: Némée (LEGION) le Lun 24 Aoû 2009 - 14:56

Au passage voici une réponse extrême aux analystes qui s'interrogent sur la valeur des phalanges ultra-profondes.

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14 Re: Némée (LEGION) le Lun 24 Aoû 2009 - 15:07

cruchot a écrit:Au passage voici une réponse extrême aux analystes qui s'interrogent sur la valeur des phalanges ultra-profondes.

Le problème c'est que tout est une question de circonstances. Il faudrait pouvoir changer de formation pour s'y adapter: les armées grecques n'avaient pas cette capacité. La légion romaine finira par l'avoir. La défaite de Carrhae, si l'on en croit Brizzi, en serait même l'une des conséquences, les Romains subissant la charge des cataphractes parthes alors qu'ils étaient en plein redéploiement.
D'ailleurs, sur la partie que je viens de faire, si la profondeur de la phalange thébaine s'est retournée contre son camp, le reste de l'armée a été pénalisée de ne l'être pas assez. Dans son article sur l'othismos, Golsworthy indique que l'une des raisons de la profondeur de 8, 12 ou 16 rangs adoptée par les hoplites semble reposer l'avantage en terme de cohésion et de direction qu'obtient une armée au front moins large et aux rangs plus nombreux. Sabin s'inspire sans doute des mêmes idées.

Donc le débat reste ouvert.

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15 Re: Némée (LEGION) le Lun 24 Aoû 2009 - 16:08

aux analystes qui s'interrogent sur la valeur des phalanges ultra-profondes

Y a-til simplement un seul historique de phalange ultra-profonde vaincue par une phalange moins profonde (époque héllénique). Je ne crois pas de mon côté.


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16 Re: Némée (LEGION) le Lun 24 Aoû 2009 - 16:11

Les Thébais contre Alexandre (les Macédoniens) ont perdu...je ne sais pas si c'est un bon exemple.

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17 Re: Némée (LEGION) le Lun 24 Aoû 2009 - 16:13

Les phalanges des deux armées ne sont pas comparables. C'est pour cela que j'avais précisé "période héllénique".

En plius ce sont les Macédoniens qui ont gagné.


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18 Re: Némée (LEGION) le Lun 24 Aoû 2009 - 16:17

C'est vrai que l'époque hellénistique...

Pour l'époque classique, il y aurait le cas particulier des Spartiates: leur entraînement leur permet une profondeur moindre. Et les formations ultra-profonde de Thèbes n'ont pas toujours été victorieuses à cette époque.

Mais pour ce qui est de l'époque hellénistique, en effet, je ne vois pas. En même temps, à combien place-t-on la barre: 16 ? Plus ?

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19 Re: Némée (LEGION) le Lun 24 Aoû 2009 - 16:25

Pour l'époque classique, les spartiates se déployaient sur la même profondeur que les autres.

Et les formations ultra-profonde de Thèbes n'ont pas toujours été victorieuses à cette époque.

C'est un exemple que je demande car je n'en vois pas...

Les thébains ont perdu des batailles avec des phalanges de profondeur classique, mais en ont-il perdu avec des profondeurs "ultra" ? Je ne crois pas...


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20 Re: Némée (LEGION) le Lun 24 Aoû 2009 - 16:41

Semper Victor a écrit:Pour l'époque classique, les spartiates se déployaient sur la même profondeur que les autres.

J'ai mal formulé. Leur entraînement les dispensait d'adopter des formations exceptionnellement profondes, à moins que la dimension du champ de bataille les y forçait. 8-12 rangs est leur standard. Par contre les Athéniens, les Syracusains et bien sûr les Thébains ont adopté des formations parfois plus profondes. A Némée, notamment, les Athéniens et leurs alliés se sont formés sur 16 rangs pour soutenir le choc avec les Spartiates. Et ce sont les Spartiates qui l'ont emporté.


Et les formations ultra-profonde de Thèbes n'ont pas toujours été victorieuses à cette époque.

C'est un exemple que je demande car je n'en vois pas...

Les thébains ont perdu des batailles avec des phalanges de profondeur classique, mais en ont-il perdu avec des profondeurs "ultra" ? Je ne crois pas...

Némée justement. Les Thébains sur 25 rangs sont victorieux sur leur aile, mais se font surprendre au retour sur le flanc par les Spartiates qui se sont imposés de leur côté. La configuration est particulière, j'en conviens, mais dans cette bataille les Spartiates démontrent que la profondeur ne fait pas tout.

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21 Re: Némée (LEGION) le Lun 24 Aoû 2009 - 16:48

Pour moi la "normalité" c'est 8 à 16 rangs et ce que l'on a évoqué comme "ultra-profond" supérieur à 24.

Délion (25 rangs) Leutres et Mantinée (80) ne sont que des victoires thébaines. Je n'ai pas d'exemple historique d'une partie d'armée formée sur plus de 24 rangs qui se fasse battre ?

A Nemée, la phalange thébaine l'emporte, après ce sont les alliés qui font défaut. A Délion, si les Athéniens de droite s'était rabattus, là aussi la phalange thébaine formé sur 25 rang aurait pedru la bataille bien que vitorieuse de sont côté.

je ne vois aucun exemple de phalange de 24 rangs ou plus partant en déroute d'elle même à l'époque classique.


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22 Re: Némée (LEGION) le Lun 24 Aoû 2009 - 17:02

"Partant d'elle-même en déroute", ok. C'est autre chose.
Vaincue en choc frontal (indépendamment du résultat de la bataille), en effet, je ne vois pas d'exemple.
Il fallait sans doute des circonstances particulières pour qu'une telle formation casse, une panique inattendue.
Il ne semble pas que l'on en ait d'exemple. D'un autre coté, il n'y a pas non plus beaucoup d'exemples de l'utilisation de telles formations. Si elle était invincible, on peut se demander pourquoi, car les Grecs savaient jouer sur la profondeur. Il semble bien que la réduction de front qu'elle entraînait n'était pas toujours jugée intéressante.



Dernière édition par Pyrrhos le Lun 24 Aoû 2009 - 17:04, édité 1 fois

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23 Re: Némée (LEGION) le Lun 24 Aoû 2009 - 17:03

D'ailleurs quelles sont les batailles hellénistiques où apparaissent des formations ultra-profondes ?

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24 Re: Némée (LEGION) le Lun 24 Aoû 2009 - 17:24

Une lutte désespérée

Que faire pour les Alliés ? Mon idée première était de reculer graduellement sous la pression de l'armée spartiate afin de permettre la retraite de l’armée avec le moins de danger possible. Car si la bataille est probablement perdue, il s’agit de limiter l’étendue de la défaite !
Malheureusement, une grave faiblesse du choix de déploiement allié se révèle à présent funeste : à cause de la ligne très étendue, conséquence du fait que la plupart des unités ont été laissées non doublées, l’armée alliée devient ingérable. Les points de commandement reçus à chaque tour ne permettent plus d’activer la totalité des unités et la situation s’aggrave avec le fractionnement croissant que subit l’armée.
Du coup plus le choix : il faut poursuivre le choc en espérant un miracle. L’affaiblissement des Spartiates laisse un petit espoir de percer à gauche et il n’est pas impossible non plus à droite. Mais c’est une course contre la montre avec les Spartiates qui s’engouffrent dans la brèche !

La suite de la bataille reflète cette configuration : jes deux ailes alliées sont peu à peu débordées par le centre, tandis que les Lacédémoniens font prévaloir leur puissance et commencent à briser l’aile gauche alliée.



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25 Re: Némée (LEGION) le Lun 24 Aoû 2009 - 17:49

D'un autre coté, il n'y a pas non plus beaucoup d'exemples de l'utilisation de telles formations. Si elle était invincible, on peut se demander pourquoi, car les Grecs savaient jouer sur la profondeur. Il semble bien que la réduction de front qu'elle entraînait n'était pas toujours jugée intéressante.

Cette dsiposition était vu comme un "stratagème" une sorte de tricherie donc un peu impopulaire. Personne ne s'en vantait vraiment car on sortait des règles.

Vaincue en choc frontal (indépendamment du résultat de la bataille), en effet, je ne vois pas d'exemple.

Et non-indépendamment du résultat de la bataille on a que Némée... comme quoi...


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