L'Estafette - Histoire & Wargames


Vous n'êtes pas connecté. Connectez-vous ou enregistrez-vous

Révolution Française (MaJ 10e Rgt de Hussards)

Aller à la page : 1, 2, 3  Suivant

Voir le sujet précédent Voir le sujet suivant Aller en bas  Message [Page 1 sur 3]





J'ai commencé quelques figurines Wargames Foundry sur le thème de la Révolution Française. Les premières représentent des hommes du 109e Régiment de Ligne (ancien régiment royal Martinique-Guadeloupe) en 1793.

Le Lieutenant Longueteau mène ses hommes au combat, l'aspirant Dusquene tient les couleurs, le sergent Severin et le caporal Trois-rivières font respecter l'alignement.

http://perrysheroes.free.fr/spip.php?article244

Olivier
P.S. Il y a une petite erreur, les figurines ayant des poches verticales (moulées) alors que le 109e avait des poches horizontales.



Dernière édition par SgtPerry le Mar 8 Juin 2010 - 22:04, édité 11 fois

Voir le profil de l'utilisateur http://perrysheroes.free.fr/
Tres joli... C'est quoi l'échelle ?

Voir le profil de l'utilisateur http://www.lestafette.net
Pas mal du tout, j'adore la nécessaire personnification chez le figuriniste.
C'est vraiment du beau travail.

Voir le profil de l'utilisateur
C'est du 28mm

Voir le profil de l'utilisateur http://perrysheroes.free.fr/
Mea culpa, j'ai peint les revers des manteaux en vert au lieu de blanc (c'est corrigé) et le drapeau est à l'envers, les trois couleurs sont du côté de la hampe (c'est corrigé également).

Pour me faire pardonner, voici un petit historique du 109e Régiment de Ligne, issu des anciens régiments royaux de Martinique et Guadeloupe :

LA MARTINIQUE
COLONELS
1.- SABLONAY (N. de), 18 août 1772
2.- SEGUIN (N., Comte de), 5 janvier 1780
3.- GIMAT (Jean-Joseph de SOUBADÈRE de), 25 août 1782
4.- CHABROL (Jacques-Joseph-Gaspard, Comte de), 21 juin 1789
5.- MICHON (Louis), 16 novembre 1792
6.- FEYDIEU (Pierre), 5 septembre 1793

Le régiment de La Martinique a été formé avec des détachements des régiments de Bouillon, de Périgord,de Médoc, de Limousin et Royal-Vaisseaux, qui, en 1772, avaient chacun un bataillon aux Antilles. Il trouva de nombreuses occasions de se distinguer pendant la guerre d'Amérique.

En 1778, les grenadiers et les chasseurs contribuent à la prise de la Dominique. Le 16 juin 1779, un détachement, commandé par le chevalier de LICE, participe à la prise de l'île Saint-Vincent.

Un autre se trouve au mois de juillet à la conquête de la Grenade ; le major de LA BRETONNIÈRE et le capitaine de grenadiers DUBOURG y sont tués à l'attaque du morne de l'Hôpital. Ce même détachement se trouve au combat naval du 6 juillet contre l'amiral BYRON et au siège de Savannah.

Le 12 avril 1780, le régiment fournit un piquet qui s'embarque au Port-Royal, sur la flotte du comte de GUICHEN. Il assiste aux combats livrés à RODNEY, et y perd le colonel de SEGUIN, tué roide par un boulet.

Le contre coup de la Révolution se fit violemment sentir à la Martinique. Dans le commencement, le régiment demeura étranger au mouvement, mais, le 1er septembre 1790, 2 compagnies en garnison dans le fort Bourbon s'insurgent
et se renferment dans le fort. M. de DAMAS court les assiéger avec le reste du régiment, et il se voit abandonné par toutes les autres compagnies qui passent dans le fort, à l'exception des grenadiers, lesquels eux-mêmes déclarent vouloir
rester neutres, et qui se retirent au fort de la Trinité avec 23 officiers, obligés de s'éloigner de leurs soldats rebelles.

Le régiment, renforcé par une partie de celui de La Guadeloupe, soutient bientôt un siège en règle dans le fort Bourbon, et se voit enfin contraint de céder devant les forces arrivées d'Europe. Renvoyé des colonies, il débarqua en France en juillet 1791, et resta d'abord en état de suspension jusqu'à ce que les charges qui pesaient sur lui fussent éclaircies. La marche rapide des évènements vint bientôt arrêter les poursuites, et un décret du 5 mai 1792 le réunit au régiment de La Guadeloupe pour former le 109e d'infanterie, dont on verra les services plus loin.

LA GUADELOUPE
COLONELS
1.- NEYON de VILLIERES (N., comte de), 18 août 1772
2.- REPENTIGNY (Louis LE GARDEUR de), 6 novembre 1775
3.- FITZ-MAURICE (Thomas de), 6 mars 1785
4.- LA RERUE (N. CHABERT de), 20 décembre 1790

Le régiment de La Guadeloupe, formé avec des détachements de Vexin et des corps nommés à la notice du régiment du régiment de La Martinique, prit part en 1779 aux expéditions du comte d'ESTAING, et se distingua le 9 octobre
à l'attaque des retranchements de Savannah. Le lieutenant GUILLAUME y fut tué, le major DESNOYERS et 5 autres officiers
furent blessés.
A la Révolution, le régiment de La Guadeloupe fut le premier à se mettre en état d'insurrection. Dès le 16 février 1790, 5 compagnies qui étaient à Tabago chassèrent leurs officiers et, après avoir mis la colonie dans le plus grand désordre, s'embarquèrent sur des navires marchands qui les conduisirent au Havre.

Pendant ce temps, le gros du régiment adressait de la Guadeloupe une lettre à l'Assemblée Nationale, pour renier les révoltés, demander pour eux une punition rigoureuse et prier le ROI de lui envoyer un nouveau drapeau en remplacement de celui qui venait d'être souillé par des mains infâmes. Cette lettre était lue à l'Assemblée le 27 juillet. Le 3 septembre, cette
fraction vertueuse du régiment était en pleine insurrection, et le lendemain elle s'embarquait, presque tout entière, pour aller rejoindre au fort Bourbon les insurgés du régiment de La Martinique ; 100 hommes à peine restèrent à la Guadeloupe. C'était DUGOMMIER qui s'était mis à la tête de ce mouvement.

Le 26 mai 1791, le régiment arrivait dans la rivière de Bordeaux, et il allait rejoindre les compagnies de Tabago à l'ile de Ré, où l'Assemblée les avaient reléguées par punition. Le décret du 5 mai 1792 réunit, comme on l'a dit, les débris des régiments
de La Martinique et de La Guadeloupe pour en composer le 109e régiment d'infanterie, qui a servi avec beaucoup d'éclat dans la guerre de la Vendée.


109e Régiment d'infanterie de Ligne (anciennement Martique-Guadeloupe)

Ce régiment, qui fut organisé à Vannes par le général de CHEVIGNE, le 23 octobre 1792, se composait en ce moment de 1 044 hommes met de 24 officiers. Il fut d'abord partagé entre les garnisons de Vannes et de Brest, et ne fut appelé à l'armée active qu'au commencement de 1793. Il immortalisa son numéro à la défense de Nantes ; le général BEYSSER dit
dans son rapport :
"Je dois des louanges particulières au 109e régiment. Pendant dix-huit heures il n'a cessé de combattre dans les postes les plus périlleux, et partout où il a combattu, l'ennemi a été terrassé." CANCLAUX, de son côté, s'exprimait ainsi ; "Je ne puis m'empêcher de distinguer celui que cite toute la ville, le 109ème régiment, qui, au nombre de 400 hommes, aidé
par un bataillon de la Mayenne, a soutenu l'attaque de la porte de Vannes, sans discontinuer pendant plus de douze heures le feu le plus vif."
Attaqué, en effet, ce jour là par toute la division d'ELBÉE, le régiment recula jusqu'à la place de Viarmes, y soutint un combat terrible, et finit par repousser les Vendéens, dont la plupart furent tués ou faits prisonniers. Le soir, les 300 survivants du 109e, noirs de poudre, furent portés en triomphe sur le quai de la Fosse.

A la bataille de Cholet, 17 octobre, le 109e faisait partie de la réserve. La journée semblait perdue, quand KLEBER fit avancer cette réserve. Le 109e se porta en avant, musique en tête, au chant de la Marseillaise, et commença la déroute des Vendéens.
Le régiment se distingua encore, le 25 janvier 1794, au combat de Léger, où ses soldats, pieds nus, culbutèrent les bandes de CHARETTE. Il avait quelques jours auparavant contribué à la prise de Noirmoutiers et à l'anéantissement des dernières bandes de d'ELBÉE.

Le 28 juin 1795, les 2 bataillons du régiment devinrent les premiers bataillons des 193e et 194e demibrigades.
La 193e fut envoyée à l'armée des Alpes. Elle a été versée, le 20 février 1796, dans la 5e nouvelle. – Voir Boulonnais.
La 194e, passée à l'armée de Rhin et Moselle, est entrée, le 13 avril 1796, dans ka 50e nouvelle. – Voir Poitou.

Voir le profil de l'utilisateur http://perrysheroes.free.fr/
Un des meilleurs sujets thumbs up

Voir le profil de l'utilisateur
Voici un groupe de combattants vendéens commandés par un Capitaine de Paroisse.

http://perrysheroes.free.fr/spip.php?article245

Voir le profil de l'utilisateur http://perrysheroes.free.fr/
Je déteste les buts de guerres vendéens, mais j'adore ce conflit et ces combattants sont superbes !

Voir le profil de l'utilisateur
Outch superbe, pis les faux remanchés cheers

Voir le profil de l'utilisateur
Le vet que tu reprends plusieurs fois est-il pour créer une certaine uniformité, un manque de diverses couleurs ou une réalité historique...?

Voir le profil de l'utilisateur
Pour le vert, c'est principalement pour peindre plus vite. L'explication fluff c'est que comme ces types viennent de la même paroisse, ils n'ont pas accès à des stocks très variés.

Sinon j'ai peint quelques cavaliers Foundry comme des membres du 19e régiment de chasseurs à cheval. Ce régiment a été créé en juin 1793 à partir de la cavalerie de la légion de Rosenthal. Le régiment est affecté à l'Armée des côtes de La Rochelle en sert en vendée en 1793.

http://perrysheroes.free.fr/spip.php?article248





J'ai trouvé une anectode interessante sur ce régiment si bien que j'ai décidé que mon unité serait commandée par le Sous-Lieutenant Jean Baptiste Follot.

http://www.associationsuchet.com/categorie-107841.html

En 1792, la Législative ordonne la levée d’un corps franc de cavalerie, la Légion de Rosenthal. Le 9 juin 1793, cette Légion devient 19e régiment de chasseurs à cheval. Dès sa formation, ce corps, sans le savoir, engage dans ses rangs le maréchal des logis Follot, né Jean Baptiste, le 6 avril 1750 à la Grange en Haute Saône, désigné comme invalide retiré. Ce dernier, lorsque la Légion devient régiment, est fait sous-lieutenant, le 10 juin 1793. En l’an II, le chasseur Follot, qui est à la 2e compagnie du 1er escadron, sert brillamment en Vendée où, à la suite d’une action d’éclat, il passe lieutenant sur le champ de bataille. En 1795, alors que le 1er escadron du 19e est à Trêves, le conseil d’administration adresse au ministre de la Guerre un état de ses officiers. Dans cet état, figure Follot, lieutenant à la 2e compagnie du 1er escadron. Or, si jusque là sa véritable identité est restée secrète, elle est révélée, sans pour autant lui poser de problèmes : « cet officier est du sexe féminin »[1]. Alors qu’une telle découverte aurait pu nuire à sa carrière, il n’en est rien. En effet, plusieurs décades après, lors d’une nouvelle inspection du régiment, le lieutenant Follot figure toujours parmi les cadres sans que cela ne pose de problème à qui que ce soit. En l’an IV, elle est, avec le régiment, à Coblence et change d’escadron, le 1er ventôse, lorsque le régiment passe à 4 escadrons. Si beaucoup d’officiers sont réformés ou dirigés sur d’autres régiments, le lieutenant Follot passe à la 2e compagnie du 2e escadron. A l’affaire de Modène, le 25 prairial an VIII, elle est blessée d’un coup de sabre à la main gauche. En l’an X, alors que le régiment est en garnison à Vannes, Follot, alors 1er lieutenant, est embarquée avec une partie de son régiment, sous les ordres de l’amiral Gantheaume, pour participer à l’expédition de St Domingue. Cette mise en marge par voie de mutation lui est funeste, puisqu’elle ne réapparaît pas sur les contrôles.

Voir le profil de l'utilisateur http://perrysheroes.free.fr/
J'ai peint quelques figurines Foundry comme des membres d'une unité de la Garde Nationale

http://perrysheroes.free.fr/spip.php?article249



Olivier

Voir le profil de l'utilisateur http://perrysheroes.free.fr/
Ils sont superbes, très jolis, très réalistes. Pour autant, es-tu sûr qu'ils étaient tous aussi "uniformes". Les bourgeois constituent les 1res troupes de la Garde nationale, ensuite avec l'augmentation de ses effectifs ses troupes ne sont plus capables de payer leur équipement et ne peut-il y avoir plus de différence. Ce n'est qu'une question car je maîtrise très mal au final cette unité. J'ai repéré en tous cas les deux fantassins au couvre-chef issu des unités professionnelles...

Voir le profil de l'utilisateur
Je voulais avoir une unité assez bien présentées. Dans un deuxième temps je pense que je vais peindre des groupes de volontaires dépenaillés pour ajouter un peu de couleurs.

Voir le profil de l'utilisateur http://perrysheroes.free.fr/
Voilà qui promet, j'attends cela avec impatience et pour tout te dire admiration car je serai incapable d'en réaliser ...le centième.

Voir le profil de l'utilisateur
J'ai peint quelques figurines Perry Miniatures - Guerre d'Indépendance comme des soldats vendéens

http://perrysheroes.free.fr/spip.php?article252



Olivier

Voir le profil de l'utilisateur http://perrysheroes.free.fr/
'ai peint quelques cavaliers Crusader Miniatures comme des Hussards de la Mort français. Cette unité créée en juin 1792, s'est battu à Valmy. En 1793 avec les Hussards de l'Egalité, ils forment le 14e Régiment de Chasseurs à Cheval et rejoignent la Légion Westermann en Vendée (tout en conservant visiblement leur uniforme).

http://perrysheroes.free.fr/spip.php?article253



Olivier

Voir le profil de l'utilisateur http://perrysheroes.free.fr/
superbes les hussards, Ils ressemblent bcp aux hussards von Prittwitz, à quelques détails près néanmoins.

Voir le profil de l'utilisateur
cruchot a écrit:superbes les hussards, Ils ressemblent bcp aux hussards von Prittwitz, à quelques détails près néanmoins.

C'est une réponse aux Hussards prussiens qui devaient bruler Paris donc la volonté de copier est forte.

Référence : Les Hussards Français 1786-1804 - Jouineau, Mongin - Histoire & Collections.

Voir le profil de l'utilisateur http://perrysheroes.free.fr/
cruchot a écrit:superbes les hussards, Ils ressemblent bcp aux hussards von Prittwitz, à quelques détails près néanmoins.
C'est le nom des Hussards avec tête de mort ?

Voir le profil de l'utilisateur
Allalalai a écrit:
cruchot a écrit:superbes les hussards, Ils ressemblent bcp aux hussards von Prittwitz, à quelques détails près néanmoins.
C'est le nom des Hussards avec tête de mort ?

En 1806 et avant. Après ils deviennent les leibhussaren. La totenkopf sera reprise par les tankistes du 3ème reich en souvenir! Pas de pot pour eux, ils n'étaient plus les seuls à arborer le symbole jocolor il y a eu méprise et cela a fait jaser.

Voir le profil de l'utilisateur
Allalalai a écrit:
cruchot a écrit:superbes les hussards, Ils ressemblent bcp aux hussards von Prittwitz, à quelques détails près néanmoins.
C'est le nom des Hussards avec tête de mort ?

Totenkopf Husaren, le 5e regiment si je ne m'abuse.

Voir le profil de l'utilisateur http://perrysheroes.free.fr/
SgtPerry a écrit:
Allalalai a écrit:
cruchot a écrit:superbes les hussards, Ils ressemblent bcp aux hussards von Prittwitz, à quelques détails près néanmoins.
C'est le nom des Hussards avec tête de mort ?

Totenkopf Husaren, le 5e regiment si je ne m'abuse.

Exact pour le Prittwitz, par contre le leibhusaren qui reprend les attributs en 1809 a le N°1. Ce régiment est issu de la scission en 2 du n°5. Le second régiment aura le n°2 mais pour la totenkopf scratch

Coté français, la vraie réplique sans tête de mort est le "7ème hussard", une colonne infernale à lui seul surtout avec Lasalle. En 1815, ses escadrons en reconnaissance, culbutent les hussards de Schwerin et le général y reste.

"un hussard qui n'est pas mort à trente ans est un jean-foutre" (Antoine Charles Louis de Lasalle)

Concernant les "Prittwitz, Henrich en 1941, est le lévrier de Rommel en Lybie.

Voir le profil de l'utilisateur
C'est 38 ans, pas 38 ans il me semble ?


_________________
« Quis custodiet ipsos custodes ? » Juvénal.

http://www.fredbey.com/
Voir le profil de l'utilisateur http://www.fredbey.com/
Voilà qui me rassure, je ne suis pas trop mauvais sur le XVIIIe jocolor

Voir le profil de l'utilisateur

Contenu sponsorisé


Voir le sujet précédent Voir le sujet suivant Revenir en haut  Message [Page 1 sur 3]

Aller à la page : 1, 2, 3  Suivant

Permission de ce forum:
Vous ne pouvez pas répondre aux sujets dans ce forum