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CR - Leuctres (Legion) - JustinSwanton vs Pyrrhos

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Compte rendu de la grande bagarre avec JustinSwanton, sur le système LEGION.

Premier scénario choisi: Leuctres.

C'est un scénario très équilibré, avec un léger avantage d'ensemble aux Spartiates, mais une arme redoutable au sein de l'armée thébaine avec la grande phalange sur 50 rangs.
Donc deux armées de structure très différente:
- Beaucoup d'unités chez le Spartiate, un commandement médiocre et donc une armée difficile à gérer.
- Une armée thébaine plus concentrée, très bien commandée mais plus aisément débordée.

Pour cette première partie, les deux adversaires se sont montrés encore bien maladroits avec les règles. Nous avons rivalisé dans les erreurs concernant l'utilisation des points de commandement. La prochaine partie devrait être plus solide de ce point de vue.

Le champ de bataille:

Une plaine, avec une colline du côté spartiate.




L'armée thébaine:



Soit un total d'environ 7 000 fantassins et 750 cavaliers répartis en 21 unités pour une valeur de combat globale de 136.


L'armée spartiate:



Soit un total d'environ 10 000 fantassins et 1 000 cavaliers répartis en 25 unités pour une valeur de combat globale de 144.



Dernière édition par Pyrrhos le Sam 27 Fév 2010 - 22:33, édité 1 fois

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Je joue les Spartiates.
Points forts/points faibles:
- Les excellents guerriers spartiates sont mon arme de choc. Il s'agit de les mettre au plus vite au contact de l'ennemi, si possible sur son point faible.
- A l'inverse, il faudrait tout faire pour retarder ou amortir tant que possible le choc avec la phalange thébaine.
- Mon armée est divisée en un grand nombre d'unités, ce qui la rend difficile à gérer, d'autant que je n'ai qu'un seul général, et de valeur faible: il apporte peu de bonus de commandement.
- Il y a une forte proportion d'unités de faible qualité, donc fragiles au moral.

Aussi, j'opte pour un doublement de toutes mes unités d'hoplites de qualité faible ou ordinaire. Ceci a un double avantage:
- réduire le nombre d'unité à manoeuvrer (de 25 à 18), me faisant économiser des points de commandement.
- Renforcer la puissance de choc et la résistance de ces unités, ce qui est essentiel pour les unités faibles.

Pour le déploiement, je décide d'observer l'adversaire et d'essayer de m'adapter, notamment en fonction des manoeuvres de sa grande phalange. Ma cavalerie est cependant divisée pour couvrir mes ailes.

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Les armées entrent sur le champ de bataille et se déploient.
Je me mélange un peu avec la règle: je crois que la colline coûte un point de mouvement supplémentaire à mon infanterie, ce qui est inexact. Aussi je ralentis accidentellement mon déploiement et j'ai à peine dévalé la colline quand mon adversaire atteint le centre du champ de bataille. Pourtant, étrangement, ceci aura plutôt de bonnes conséquences pour moi !

Situation à l'issue du tour 3:

Les armées ont à peu près achevé leur déploiement et sont prêtes à charger !

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On remarque que dans leur approche, les deux armées ont connu un décalage.
L'armée thébaine s'est portée vers sa gauche, tirée par sa grande phalange. Manifestement, mon adversaire semble vouloir combiner une puissante aile gauche avec un enveloppement de sa cavalerie sur cette aile. Sauf que, pour les raisons données plus haut, mon armée étant restée en retrait, cette cavalerie manque d'espace pour manoeuvrer et mon aile droite est solidement ancrée à la colline: celle-ci peut être un atout intéressant.

Sur l'autre aile, la situation s'inverse: ce sont mes unités qui risquent de connaître des difficultés à frapper: mon infanterie lourde à l'extrême gauche va se retrouver sans rien en face d'elle, et, compte tenu de la grand difficulté à manoeuvrer des hoplites, risque de ne pas trouver à s'employer.

Aussi la situation semble se présenter de la sorte:
- Une aile gauche thébaine à la puissance redoutable mais difficile à exploiter
- Une aile gauche spartiate dominante mais en partie inutile
J'entrevois toutefois un avantage pour moi: je devrais parvenir aisément à déborder l'ennemi sur la gauche, ce qui sera plus dur pour mon adversaire.

Reste le centre: là l'avantage devrait clairement revenir aux Spartiates qui y ont leurs meilleures troupes, emmenées par Cléombrotos et ses Hippeis.
Je suis prudent, mais j'ai confiance.

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Qui a gagné ? Vite la suite Smile


_________________
« Quis custodiet ipsos custodes ? » Juvénal.

http://www.fredbey.com/
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Semper Victor a écrit:Qui a gagné ? Vite la suite Smile

Disons simplement que j'ai fait pas mal de betises.

On refait le scenario actuellement. Cette fois... Paf

Justin

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JustinSwanton a écrit:
Semper Victor a écrit:Qui a gagné ? Vite la suite Smile

Disons simplement que j'ai fait pas mal de betises.

On refait le scenario actuellement. Cette fois... Paf

Justin

Disons que tu es allé dans le sens des dés...
Toutefois, dans ce système, il reste des incertitudes jusqu'au bout: une armée en apparence victorieuse peut subir une panique et avec la phalange thébaine, les Béotiens ont quand même un outil d'une résistance redoutable !

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Gis-donc j n'avais pas vu ton post ; je rêve ou les dessins des pions sont plus jolis ? (à moins que ce ne soit ton scann)

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Allalalai a écrit:Gis-donc j n'avais pas vu ton post ; je rêve ou les dessins des pions sont plus jolis ? (à moins que ce ne soit ton scann)

C'est dans la lignée de ce que j'avais fait pour Sentinum.
Je pique ce que je trouve sur le Net, ou bien j'utilise les bouquins du Wargame research group.
Ca commence à me plaire. Smile

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Pyrrhos a écrit: L'armée thébaine s'est portée vers sa gauche, tirée par sa grande phalange. Manifestement, mon adversaire semble vouloir combiner une puissante aile gauche avec un enveloppement de sa cavalerie sur cette aile. Sauf que, pour les raisons données plus haut, mon armée étant restée en retrait, cette cavalerie manque d'espace pour manoeuvrer et mon aile droite est solidement ancrée à la colline: celle-ci peut être un atout intéressant.

Bonjour, suite aux formidables compte-rendus précédents (déjà et encore !!), j'ai acheté le jeu "Legions".
Le matériel n'est vraiment pas formidable mais cette règle est surtout écrite pour jouer avec des figurines...

Je n'ai pas encore analysé pleinement les règles qui sont beaucoup plus compliquées que ne laisse le supposer les compte-rendus.
Elles semblent très intéressantes.
Ayant déjà "Lost Battles", j'y retrouve certains principes de P. Sabin, ce qui n'est pas pour me déplaire.

Par contre, quelque chose me gêne vraiment dans ce jeu : la carte hexagonale qui restreint considérablement les mouvements et possibilités de manoeuvre.
On le voit bien dans l'exemple ci dessus : il me semble "qu'en vrai", la cavalerie légère pourrait tout à fait envelopper la phalange ancrée à la colline ...
L'utilisation, dans une partie préalable, de la carte de C&C était peut-être plus judicieuse ?
Qu'en pensez vous ?

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Fred59 a écrit:
Par contre, quelque chose me gêne vraiment dans ce jeu : la carte hexagonale qui restreint considérablement les mouvements et possibilités de manoeuvre.
On le voit bien dans l'exemple ci dessus : il me semble "qu'en vrai", la cavalerie légère pourrait tout à fait envelopper la phalange ancrée à la colline ...
L'utilisation, dans une partie préalable, de la carte de C&C était peut-être plus judicieuse ?
Qu'en pensez vous ?

En effet, cela m'a aussi laissé songeur. Mais après réflexion, c'est cohérent.
D'abord, même si la ligne s'étend au maximum, les débordements sont possibles. En effet, les unités n'ont jamais le droit de rester sur un hexagone de côté: il est donc possible de passer par ces hexagones pour déborder.
Ensuite, une ligne très étendue est difficile à gérer sans un général exceptionnel: souvent les armées ne s'étirent pas sur toute l'étendue du champ de bataille.
En fait, je pense que la contrainte de la forme hexagonale du champ de bataille est destinée à éviter qu'un camp ne réalise des manoeuvres peu réalistes. Il ne faut oublier qu'il n'y a pas de ZOC à Legion. Les unités ont une très grande liberté de manoeuvre: la moindre brèche peut être exploitée. De fait, les unités montées auraient une marge de manoeuvre exagérée si le champ de bataille s'étendait trop: on observerait systématiquement des armées passives subissant d'immenses ailes tournantes, ce qui ne serait pas historique. D'autre part, la règle concernant la détermination du destin des unités en fuite s'adapte très bien à l'idée d'une base du champ de bataille rétrécie.

Bien sûr, la forme de la carte est un artifice, une abstraction. Comme de simuler une règle de poursuite ou comme les fameuses ZOC. La carte de Legion surprend, mais elle est vraiment bien pensée.

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Beh je ne m'en souvenais plus mais tu peux continuer car la qualité ressort bien

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Allalalai a écrit:Beh je ne m'en souvenais plus mais tu peux continuer car la qualité ressort bien

Ouais, c'est vrai que pour l'antique, y a moins de risque que quelqu'un vienne casser les pieds avec les symboles OTAN... jocolor

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Et encore, je suis sûr que certains arriveraient à te dire que pour les éléphants un symbole du train suffit !!! jocolor

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Tour 4: Le combat s'engage !

L'armée thébaine avance et ses ailes chargent les Spartiates.
Toutefois, ces charges posent deux problèmes:
- Les cavaliers béotiens de l'aile droite se sont séparés de leur ligne, ouvrant une brèche imprudente compte tenu de la supériorité numérique de l'ennemi dans ce secteur.
- Sur l'aile gauche thébaine, la charge des cavaliers entrave la progression de la grande phalange, offrant un répit précieux à mon infanterie bien couverte par l'infanterie légère.



A son tour l'armée spartiate charge: les vétérans lacédémoniens se portent au contact de l'infanterie béotienne, décidés à vaincre avant que la phalange thébaine ne puisse faire parler sa puissance. Une unité de cavaliers spartiates profitent de la brèche à gauche pour déborder la ligne ennemie.
A droite, mes troupes reculent prudemment sous la pression ennemie.



Les premiers combats me sont favorables: sur la gauche, les cavaliers et l'infanterie béotiens sont rapidement affaiblis, aggravant la fragilité de l'aile droite ennemie.

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Tour 5: Premières pertes

La cavalerie béotienne de l'aile droite est contrainte de se retirer si elle veut échapper à une destruction précoce.
A l'aile gauche, Epaminondas et la phalange thébaine, épaulée par le bataillon sacré sur sa gauche, parviennent enfin au contact de l'infanterie légère ennemie. Une partie de celle-ci est rapidement détruite. Les cavaliers poursuivent leur charge furieuse contre mon aile droite, mais ceci les amènent au contact de mes hoplites, bien supérieurs et en position plus élevée.
Au centre, les combattants spartiates prennent l'ascendant et détruisent une unité d'hoplites béotiens.




Mon aile gauche, sans adversaire, s'avance lentement (les hoplites sont durs à manoeuvrer). Les fantassins légers lui faisant face, débordés par le nombre, sont détruits. Au même moment, une unité de cavaliers spartiates est envoyée sur les arrières de la ligne d'infanterie ennemie: par eux-même ils ne sont pas très dangereux, mais leur présence va générer des bonus pour les assauts de mes hoplites et gêner les attaques de l'ennemi.

A droite, je replis mes cavaliers en difficulté, mais mes hoplites ne font pas de quartier et détruisent les imprudents cavaliers venus se frotter à eux.




Les combats au centre tournent très largement en faveur des Spartiates. L'excellence des combattants lacédémoniens, la présence pénalisante des cavaliers sur les arrières de l'ennemi et des dés favorables (il faut le reconnaître !) aboutissent à un affaiblissement critique de la ligne d'infanterie béotienne. La situation est d'autant plus grave que les unités spartiates sont indemnes et que la phalange thébaine n'est pas encore parvenue au choc avec les hoplites de mon aile droite.




Bilan de la situation à l'issue de ce tour:

- L'aile droite thébaine est "en l'air"
- L'aile gauche ne parvient toujours pas à valoriser sa puissance et a même subi des pertes sensibles parmi la cavalerie
- Les Spartiates sont en passe de percer au centre

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Tour 6: Mêlée furieuse !

Le combat se prolonge au centre. Les Béotiens sont fragilisés mais ne cèdent pas. Une unité spartiate est affaiblie.
Les Thébains essaient de repositionner leur cavalerie sur les ailes. Surtout, la grande phalange se réoriente afin de pouvoir charger la ligne d'infanterie spartiate. l'hexagone de front droit de la phalange étant libre, elle pourra s'y déplacer pour entrer en contact avec l'ennemi. En effet, la règle interdit à une unité d'hoplites d'entrer dans un hexagone de front gauche si celui est adjacent à une unité ennemie: ceci simule la tendance à la déviation vers la droite des hoplites en approche de l'ennemi.



Profitant de la défaite de l'aile droite ennemie, les Spartiates entreprennent de déborder son centre. Mais l'opération est lente, conséquence de la grande difficulté à manoeuvrer des hoplites.
Sur l'aile droite, se sentant désormais en supériorité, les hoplites alliés, flanqués de cavaliers, dévalent la colline et chargent la cavalerie et l'infanterie légère béotiennes.
Au centre, le combat se prolonge entre les deux lignes d'infanterie, tandis qu'à l'extrême droite de cette ligne, les Spartiates se réorientent pour recevoir la charge de la phalange thébaine.

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Tour 7: Quand le dieu Pan s'en mêle...

La phalange thébaine charge enfin les hoplites spartiates. Le bataillon sacré passe sur son flanc gauche pour assaillir les troupes ennemies menaçant les cavaliers béotiens.
Mais cette charge est bien tardive: au même moment, l'infanterie béotienne commence à craquer et deux unités sont détruites.






Les Spartiates manoeuvrent pour tenter d'achever l'infanterie et les cavaliers de l'aile droite ennemie.
Face à la phalange thébaine, les unités éprouvées par le choc reculent.





Les combats se poursuivent au centre et la catastrophe finit par se produire: une nouvelle unité béotienne est détruite et cette fois la panique se répand au sein de l'armée thébaine.




A l'issue du tour 7, l'armée thébaine est décimée. Seuls restent sur le champ de bataille la solide phalange et le bataillon sacré, ainsi que quelques cavaliers.





Pour le Spartiate, l'ennemi thébain est à terre: il reste cependant à l'achever...

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Eh oui...j'ai mal calcule les dispositions a l'aile droite, qui a laisse la colonne thebane hors de combat pour le plupart de la bataille. Ce qui souligne la necessite des bonnes dispositions initiales (a good initial deployment). Tres difficile de rectifier les unites mal placees au cour du jeu...

Soyez libre de corriger mon francais!

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Oui, cela m'a beaucoup surpris, compte tenu de la grande capacité de l'armée thébaine à manoeuvrer.
D'ailleurs dans la seconde partie, tu corriges le problème en exploitant cette fois-ci cette possibilité.

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Bravo pour le CR !

J'adore cette regle Smile

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Ariok a écrit:Bravo pour le CR !

J'adore cette regle Smile

Smile Nous aussi !

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Tour 8 - La fin...


Epaminondas rassemble ses dernières troupes et charge la ligne spartiate.





Cette charge fait à nouveau reculer les Spartiates. Mais ces derniers accourent de tous côtés pour assaillir la phalange thébaine.





Dévalant la colline, des hoplites béotiens bousculent durement le Bataillon sacré affaibli. Ce dernier est mis en pièce...





C'est le coup de grâce pour Thèbes: le moral de la phalange ne résiste pas à ce dernier drame: les hommes se débandent et fuient. Heureusement pour Epaminondas, ils parviennent à échapper à leurs poursuivants.





Le bilan des pertes: c'est une très grande victoire pour Sparte !


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Pyrrhos a écrit:
Ariok a écrit:Bravo pour le CR !
J'adore cette regle Smile
Smile Nous aussi !

Je continue à l'étudier sérieusement grâce à tes merveilleux CR de partie...

Il y a en effet d'excellents points dans cette règle, pour moi très très intéréssante.
thumbs up

Il va vraiment falloir que je la teste en solo pour voir si elle me plait complètement. Smile

Merci encore pour tes CR magnifiques !!!

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Le CR de la seconde partie devrait rapidement commencer. Mon partenaire a hâte de redorer le blason de la grande phalange thébaine.
Il s'agit vraiment d'une arme redoutable, surtout quand elle est commandée par un général comme Epaminondas. En attaque, elle dispose alors de bonus au dé de +4 à +6 contre l'infanterie lourde et en défense elle est protégée par les malus que subit l'ennemi (-3 au dé).
Dans notre première bataille, elle n'a d'ailleurs pas été touchée une seule fois: seul l'effondrement moral en a eu raison.
Comment échapper à ce rouleau compresseur ? C'est tout le casse-tête que doit résoudre son opposant. Ici, l'armée thébaine a trop dévié vers la gauche et n'a pu rattraper la mise hors-jeu partielle de la phalange. Mais dans la seconde partie, les choses s'annoncent très différentes...

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