Clémenceau est générallement encensé : il gagné la Grande Guerre et mérité ses statues et ses avenues.
Je viens néanmoins de lire, coup sur coup, des informations sur le "côté obscur" de Clémenceau, notamment dans sa vie privé au cours de laquelle il aura été particulièrement infame avec son épouse américaine.
Plus important, ce que Liautey a dit de lui en 1918 :
"Il m'est impossible de partager l'ivresse générale. Je n'ai aucune confiance dans Clémenceau : sa haine lui a fait faire la pire faute, et j'ai la conviction que nous la paierons très cher".Lyautey fait référence ici à la dislocation de l'Empire austro-hongrois à qui Clémenceau n'aurait pas pardonné d'être catholique, en grand anticlérical qu'il était. Et de conclure :
"Nous allons nous retrouver dans le vide entre l'Allemagne reconstituée, industrielle et impérialiste, et l'Italie si fortifiée, sans le contrepoids de l'Autriche. L'Amérique ne se dérangera pas tous les jours"L'Amérique s'est finalement dérangée, mais trop tard pour évité le désastre de 1940. Alors, bien vu Lyautey ?
Voir aussi ce que j'avais écrit sur la politique de Clémenceau au Proche Orient après la 1eGM.
_________________
« Quis custodiet ipsos custodes ? » Juvénal.
http://www.fredbey.com/