C'est peut-être le numéro le plus intéressant (globalement) que j'ai lu depuis son lancement.
J'aurais aimé un peu plus de détails dans l'article sur les chevaliers sur la tactique réelle selon les époques. Même s'il est précisé que le choc se fait à 20 km/h (trot rapide ou galop lent). Je trouve qu'on reste encore dans le mythe : Les champs de Pelennor et la charge des Rohirrims) alors que c'est de mon point de vue plus une affaire de cojones et d'organisation que de force cinétique. Attention je ne dis pas qu'elle est nulle, mais elle dépend beaucoup de l'adversaire, de son engagement et de son armement.
Les Normands de Guillaume ne pouvaient briser le mur de boucliers des Saxons alors qu'ils maitrisaient pourtant la charge en groupe. Si les chevaliers français de Philippe II ont pu fondre sur la piétaille germanique, ils ont beaucoup plus de mal avec les Brabançons regroupés en hérisson et qui fournissent un refuge à Renaud de Dammartin et à ses chevaliers. A peine un siècle plus tard, à Courtrai, les chevaliers français menés par Robert d'Artois se font étrillés par les milices flamandes retranchées derrières des pieux et des piques.
Olivier