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Le Retour de l'Empereur - La Bataille de Ligny

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Après la bataille des Quatre Bras, voici donc l'engagement massif du 16 Juin 1815, la bataille de Ligny, qui vit s'opposer les IIIème, IVème, VIème Corps, la Garde ainsi que les Ier, IIème et IVème Corps de Cavalerie à l'armée de Blücher. Ce dernier, solidement établi sur un bon terrain défensif, fut finalement défait après une très longue bataille qui se termina à la faveur de la nuit.

Le scénario choisit est un important "What if ?". En effet, plusieurs options ont été choisies.
1) Le Général von Bülow se décide à marcher vers Ligny sous la proposition de Gneisenau (chef d'état-major de l'armée prussienne, mais dont l'ancienneté l'empêchait de donner un ordre au commandant du IV Corps. Il dut se contenter d'une simple proposition).

2) Utilisant le résultat de la bataille des Quatre Bras joué hier, le Ier Corps de D'Erlon, non utilisé, marcha donc vers le champ de bataille de Ligny par la voie Romaine, comme le souhaitait Napoléon, afin de déboucher sur le flanc Prussien.
De la même manière, la cavalerie légère de la garde arrivera par la route des Quatre Bras.

Etant donné l'ampleur même du scénario, le compte-rendu sera posté par étapes. Mais tout d'abord, une vue du futur champ de bataille : 2 cartes complètes - même si il semble que le gros de la bataille va se jouer sur la carte "ouest".



Avec rapidement les troupes déployées :



Je choisis cette fois d'utiliser le système de commandement complet avec messages écris. Voici tout d'abord l'ordre de bataille :
Armée du Nord (90.000 hommes dont environ 16.000 sabres)
Commandant : Empereur des Français Napoléon Ier
Aile Droite : Maréchal Grouchy

Garde Impériale : Général Drouot (environ 17.500 hommes)
- Grenadiers (4200 hommes)
- Chasseurs (4800 hommes)
- Jeune Garde (4500 hommes)
- Cavalerie (3900 hommes)

Ier Corps : D'Erlon (environ 18.000 hommes)
- 1ère Division
- 2ème Division
- 3ème Division
- 4ème Division
- Cavalerie légère : 7ème Hussard, 3ème Lancier

IIème Corps : Reille (environ 4.500 hommes)
- 7ème Division

IIIème Corps : Vandamme (environ 16.500 hommes)
- 8ème Division
- 10ème Division
- 11ème Division
- Cavalerie légère : 4ème et 12ème Chasseur

IVème Corps : Gérard (environ 14.000 hommes)
- 12ème Division
- 13ème Division
- 14ème Division
- Cavalerie légère - 6ème Hussard, 6ème Dragon

VIème Corps : Mouton (environ 10.000 hommes)
- 19ème Division
- 20ème Division
- 21ème Division

Ier Corps de Cavalerie : Pajol (environ 3.000 hommes)
- 1er et 5ème Hussard
- 1er Lancier
- 11ème Chasseur

IIème Corps de Cavalerie : Exelmans (environ 3.600 hommes)
- 4ème, 5ème, 14ème et 15ème Dragon

IVème Corps de Cavalerie : Milhaud (environ 3.000 hommes)
- 1er, 5ème, 6ème et 7ème Cuirassier

Armee vom Niederrhein (106.500 fantassins, 15.300 sabres)
Commandant : Maréchal Blücher

I.Korps : Ziethen (30.300 fantassins, 2.700 sabres)
- 1ère Brigade Steinmetz
- 2ème Brigade Pirch II
- 3ème Brigade Jagow
- 4ème Brigade Henckel
- Cavalerie Röder

II.Korps : Pirch I (27.600 fantassins, 4.500 sabres)
5ème Brigade Tippelskirch
6ème Brigade Krafft
7ème Brigade Brause
8ème Brigade Bose
Cavalerie Jürgass

III.Korps : Thielmann (22.500 fantassins, 3.000 sabres)
9ème Brigade Brocke
10ème Brigade Kemphen
11ème Brigade Luck
12ème Brgade Stüpnagel
Cavalerie Hobe

IV.Korps : Bülow (26.100 fantassins, 5.100 sabres)
13ème Brigade Hacke
14ème Brigade Ryssel
15ème Brigade Losthin
16ème Brigade Hiller
Cavalerie Wilhelm

C'est donc une armée prussienne supérieure qui va affronter l'armée de Napoléon. Toutefois, en y regardant plus attentivement, le nombre cache une qualité inférieure. Le moral n'est pas très élevé. De plus, la cavalerie française est nettement plus puissante.
L'artillerie est très bien fournie pour chaque camp.

Voici donc les ordres...
*********
Ordres de Napoléon

Au Maréchal Vandamme :
Votre objectif est de prendre Saint-Amand, La Haye, Le Hameau.
A l'arrivée du Ier Corps sur votre gauche, vous appuierez son offensive en attaquant les hauteurs du Moulin de Bussy, tenu par le Ier Cors de Ziethen.
En cas d'échec, vous vous replierez sur les hauteurs à l'Est et au Sud de St Amand.
La 7ème Division du IIème Corps, pour le moment placée sous vos ordres, passera aux ordres du Général D'Erlon à son arrivée.

Au Maréchal Grouchy :
Je vous confie les Ier et IIème Corps de Cavalerie ainsi que le IVème Corps de Gérard à son arrivée.
Le Corps de Gérard a pour objectif principal la prise de Ligny.
Après la prise de Ligny, votre cavalerie passera le pont et appuiera une attaque sur les hauteurs du Moulin de Bussy.
Toutefois, il est une possibilité que les Prussiens dépêchent le IIIème Corps pour vous arrêter. Dans ce cas, vos ordres changent : vous devrez détruire le IIIème Corps. Après sa destruction, vous entamerez un mouvement tournant vers Sombreffe pour couper l'ennemi de ses lignes de communication.
En cas d'échec, repliez-vous doucement en ayant pour seule pensée la protection de nos lignes de communication.

Au Général Gérard :
Poursuivez votre marche vers le Nord. Dirigez-vous vers le plateau au sud-est de Ligny où vous attendra le Maréchal Grouchy. Vous prendrez vos ordres directement de lui - sauf contre-ordre de ma part, bien entendu.

Au Général D'Erlon :
Hâtez-vous et attaquez la ville des Trois Burettes dans le but de couper les communications entre l'armée de Wellington et l'armée de Blücher. Puis, menacez les derrières prussiens en progressant sur la route de Namur.
En cas d'échec, tenez la Voie Romaine et la route des Quatre Bras afin de laisser le temps au Maréchal Ney de battre les éléments avancés de Wellington.

Au Général Mouton :
Je vous ai oublié ! Je me souviendrai de vous un peu plus tard. Profitez-en et reposez-vous ! (j'ai gardé l'option historique pour Mouton, il arrivera donc à la bourre sur le champ de bataille).

********
Ordres de Blücher

Herr Ziethen :
Vous avez pour ordre de tenir les hauteurs du Moulin de Bussy. Vous vous appuierez pour cela sur les positions de la Haye et St Amand (1ère Division) et sur Ligny (4ème Division). Vous n'engagerez pas votre cavalerie sans autorisation de ma part.
Le IIème Corps viendra sur votre droite et protègera votre retraite si votre position devenait compromise. Dans ce cas, vous vous replierez vers la route de Namur, mais sans jamais laisser des français entre le IIème Corps et vous.
De même, si le IIème Corps venait à être vaincu, vous entamerez un repli de vos positions afin de ne pas finir encerclé.

Herr Pirch I :
Je vous ordonne de vous établir sur les hauteurs à l'ouest des Trois Burettes afin d'y empêcher tout mouvement tournant des Français. Vous serez l'extrémité ouest et nord de la ligne.
Dans le même temps, vous devez tenir nos lignes de communication avec nos alliés anglais. Vous devez donc tenir la route qui mène aux Quatre Bras.
Fussiez-vous repoussé, vous ne devez pas laisser l'ennemi s'établir entre vous et le Ier Corps de Ziethen - sans quoi notre corps principal sera détruit. S'il le faut, vous accepterez de lourdes pertes pour permettre au Ier Corps de se replier.

Herr Thielmann :
Le Ier Corps étant solidement établi autour du Moulin de Bussy et les positions de St Amand et Ligny, son flanc droit couvert par le IIème Corps, je vous ordonne de vous dirigez vers la route de Charleroi.
Votre but est clairement de menacer les derrières français et de les forcer à amener du monde contre vous. J'envoie également le IVème Corps plus au sud sur votre gauche afin qu'il prenne de flanc l'armée française.
Dans le cas où vous seriez mis en échec, repliez vous vers la route de Namur et tenez-là jusqu'à ce que je vous autorise à vous replier vers Namur - ou Wavre.

Herr Bülow :
Mon cher, il est bon de voir que vous avez su accepter la proposition du Général Gneisenau et que vous marchez vers Ligny. Je vous demande d'accélérez le mouvement et d'emprunter la route du Chatelet dans le but de tourner les Français.
J'ai également ordonné au IIIème Corps de venir s'établir sur la route de Charleroi : il devrait concentrer face à lui une partie des efforts français. Vous veillerez donc à les prendre de flanc et à écraser tout corps français à l'Est de la route Fleurus - Le Point du Jour.
Fussiez-vous mis en échec, vous vous replierez vers Namur en ayant pour objectif de protéger nos lignes de communication et d'empêcher l'ennemi de couper le reste de l'armée de notre base arrière. Vous ne laisserez donc aucune unité française entre vous et le reste de l'armée.

*******
Les ordres sont donnés. Il est 13 heures, les premières troupes de Vandamme sont prêtes à s'avancer vers l'ennemi...La bataille commence enfin. Alea Jacta Est !

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Très intéressant !

Mais, pourquoi préfères tu utiliser les ordres écrits plutôt que les ordres tactiques ?

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C'est pour mieux jouer en solo non ?


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Semper Victor a écrit:C'est pour mieux jouer en solo non ?

Justement, je me demandais si les ordres tactiques pré-définis ne seraient pas plus simples pour jouer en solo...

Mais peut-être que les ordres écrits, si plus précis et directifs, obligent en effet le joueur à suivre scrupuleusement ce qui était prévu...
Tu as peut-être raison, Frédéric, cela permet sans doute de plus scripter le jeu, un peu à la façon d'un jeu solo.

A voir.  Magnify: 

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Pour répondre aux questions : oui, cela permet de mieux encadrer les actions, mais je ne suis pas non plus fan des tactiques pré-définies. Par contre, j'utilise ces "tactiques" pour encadrer la résolution des ordres écris. De plus, pour passer d'un ordre à un autre, même si contenu dans les instructions écrites, j'ai effectué des jets d'initiative. On verra ça plus bas.

*************
Le Maréchal Vandamme s'avance dans la petite plaine au sud de Saint Amand. Rapidement, il fait positionner 24 bouches à feu sur les hauteurs pour bombarder la ville, pendant que ses divisions, en colonne d'assaut, se préparent à nettoyer les faubourgs des jägers prussiens.
Dans le même temps, Grouchy emmène la cavalerie des Ier et IIème Corps de cavalerie plus au Nord pour couvrir le déploiement de Gérard et de son IVème Corps qui débouchent et entament leur ascension des hauteurs à l'est de Fleurus.
La 7ème Division du IIème Corps de Reille, isolée, se place en ligne sur des hauteurs en attendant des ordres.

Les Prussiens, de leur côté, entament leur manœuvre. Le IIème Corps afflue au nord-ouest de la position du Ier Corps et prend possession des hauteurs qui bordent la voie romaine. Le IIIème Corps dans le même temps, atteint les hauteurs à l'est de Fleurus. Les premières troupes - cavalerie et un régiment d'infanterie - prennent pied, le reste suivant rapidement, dans une belle démonstration d'embouteillage. On verra plus tard que la concentration de troupes prussiennes aura un impact important.



13h30, la Garde Impériale arrive au "presque grand complet". Il ne manque plus que la cavalerie légère, située au sud des Quatre Bras. La Garde vient se placer proche de Napoléon à l'Est de Fleurus.
Ses troupes positionnées, Vandamme lance l'assaut des faubourgs de Saint Amand, pendant que ses batteries positionnées au nord du moulin de Fleurus écrasent les prussiens sous une grêle d'obus. Les tués et blessés se comptent déjà par centaines.
Dans le même temps, observant l'arrivée des Prussiens du IIIème Corps, le Maréchal Grouchy modifie ses plans et décident de lancer une grande charge de cavalerie, avec les Ier et IIème Corps de cavalerie, pendant que la cavalerie légère du IVème Corps de Gérard vient les appuyer plus en arrière. Sa charge ne passe pas franchement inaperçue et l'infanterie prussienne se met en carré sans faillir. Pajol doit rappeler ses chasseurs après que toutes ses cibles potentielles se soient placées en carré. Les cavaliers français se replient en désordre.
Exelmans, pour sa part, est contre-chargé par la cavalerie prussienne, qui parvient à contenir les français pourtant plus nombreux.
Toutefois, Grouchy, s'il n'a pu obtenir de résultat avec sa charge, place ses batteries non loin du carré prussien : qu'à cela ne tiennent, on les écrasera à coup de boulet ! Et les pertes sont terribles au sein du carré. Mais Thielmann, qui dirige en personne, maintient la cohésion.

Puis, ayant tenu en respect la cavalerie française, fait avancer son infanterie. Les prussiens montent ainsi la colline et arrivent devant l'artillerie française, en ligne. Puis, un régiment fait le tour et tourne les batteries françaises. La situation est tendue pour Grouchy, car si le corps de Thielmann tout entier arrive à monter sur le plateau, le combat sera difficile pour l'aile droite française.
Les batteries françaises ouvrent alors le feu à bout portant sur l'infanterie prussienne en ligne et lui inflige de terribles pertes (300 hommes en fait). Celle-ci reflue en désordre...repoussant par la même occasion les régiments agglutinés derrière elle. Le désordre s'empare d'une partie du IIIème Corps prussien, accentué encore par la victoire du régiment qui vient de prendre le flanc des batteries à cheval françaises : en effet, son avance provoque une contre charge immédiate des cavaliers de Pajol et de Gérard. Les fantassins prussiens sont sabrés et mis en déroute.

Vue générale :



Vue du combat contre le IIIème Corps de Thielmann :



Vue du combat de Saint Amand :



Pour Vandamme, il est enfin temps de lancer l'assaut décisif. Sous le couvert du feu des batteries, il lance enfin ses régiments à l'assaut de Saint Amand, pendant que sa cavalerie légère charge un régiment de Ulhans prussien menaçant son flanc. Malgré sa supériorité numérique et l'excellente préparation de l'assaut, les chefs de divisions et de brigades ne poussent pas vraiment l'attaque, qui est repoussée après quelques pertes. Toutefois, les Ulhans sont massacrés et refluent en désordre.

Dans le même temps, Grouchy poursuit son combat de cavalerie. Malgré sa supériorité numérique et qualitative évidente, la cavalerie prussienne tient étonnamment bien même si un premier régiment finit par craquer lors d'une contre-charge ratée.
Mais voilà que Gérard entre en scène. Il envoie tout de suite une division pour tourner les prussiens sur la gauche et une division pour se positionner en bordure du plateau et pour attaquer, en colonne d'assaut, le carré prussien. Ce dernier est littéralement soufflé et les troupes s'enfuient.

Avec plusieurs divisions désorganisées, Thielmann peut difficilement poursuivre ses efforts. Il décide donc de stopper momentanément l'offensive et de reculer vers la route Quatre Bras - Namur. De là, il pourra réorganiser son corps et éventuellement relancer une attaque. Cela permettra également d'attendre l'arrivée prévue du IVème Corps sur les arrières français. Seule ombre au tableau, deux de ses régiments de cavalerie sont aux prises avec la cavalerie française. Il est plus que compliqué de les faire replier sans déclencher une grande contre-charge des trop nombreux régiments français.



Voilà pour le moment, je vais pouvoir y retourner. Ce qui est certain, c'est que l'état du IIIème Corps prussien est plus que problématique, à quelques points seulement de la démoralisation. Toutefois, avec le tour 4, c'est presque l'ensemble qui pourra tenter de se rallier. Provoquer sa démoralisation est jouable via ses deux régiments de cavalerie, mais il y a de fortes chances qu'elle ne dure pas plus d'un tour.

Le combat risque donc d'être difficile, avec un terrain peu propice aux charges et un IVème Corps très inférieur en nombre. C'est donc une véritable course contre la montre qui s'engage pour l'aile droite française, qui n'a que environ 2 heures pour l'emporter face au IIIème Corps, avant que le IVème Corps de Bülow ne déboule sur le champ de bataille.

Il devrait être possible de stabiliser la situation avec l'arrivée de Mouton et éventuellement l'engagement de la Garde Impériale, mais il y a des chances que le sort de la bataille se joue en réalité avec Vandamme : s'il parvient à percer, avec l'appui du IVème Corps de cavalerie (les cuirassiers de Milhaud tout de même) et de la Garde Impériale, il pourra ensuite battre sévèrement le Ier Corps Prussien et provoquer la décision au centre, en coupant l'armée prussienne en deux.

Au vu du dispositif prussien au nord ouest, il sera en tout cas difficile pour D'Erlon de l'emporter sans des pertes significatives. Les prussiens y sont en effet déployés sur les hauteurs, en ligne, avec de nombreux canon et une cavalerie honorable dans la plaine, prête à charger.

Ce qui est certain c'est que pour le moment, les ordres tiennent du côté français. C'est "le" moment clé pour Gérard qui peut tenter le tout pour le tout contre Thielmann. Après, il sera trop tard.

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Grosse bataille quand même  Grognard 


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Ce sont donc trois tours particulièrement riches en évènements. Ils ont vu la quasi destruction du IIIème Corps de Thielmann, mais également une série de contre attaques très efficaces de la part des Ier et IIème Corps prussiens.

******
15H00. Le IVème Corps du Général Gérard s'élance à la poursuite du III.Korps de Thielmann pendant que Grouchy relance une ultime charge contre la cavalerie prussienne, qui, en réaction, se met en bataille et contre-charge courageusement les français. Mais cette fois-ci, littéralement cernée de toute part, la cavalerie prussienne est mise en déroute après avoir courageusement repoussé la cavalerie française pendant près d'une heure et demie.
Puis, l'attaque de plusieurs régiments français et les charges de cavalerie sur le flanc droit ont raison de la résistance de plusieurs régiments prussiens, ce qui provoque la démoralisation complète de l'ensemble du III.Korps. Démoralisées, les troupes sont rapidement désespérées devant l'avancée française.

Dans le même temps, Napoléon donne de nouveaux ordres au Général Drouot, qui commande la garde impériale :
"Général, ordre est données à la Garde Impériale de se placer sur le plateau à l'est de Ligny et d'y installer une grande batterie. Vous bombarderez sévèrement les positions fortifiées prussiennes de Ligny, avant de lancer la Jeune Garde et les Chasseurs pour forcer leur capture.
Les Grenadiers de la garde seront maintenus en réserve pendant ce temps, et serviront à forcer le pont de Ligny. Lorsque le dispositif prussien sera forcé, la cavalerie de la garde s'engouffrera dans la brèche et appuiera le redéploiement de la garde à pied au nord de Ligny.
Puis, vous lancerez l'assaut contre les positions du Ier Corps de Ziethen que vous aurez à cœur de détruire, où qu'il pourra se trouver.
"

C'est donc logiquement que la garde s'ébranle pour prendre position face à Ligny, avec ses très nombreux canons.

Enfin, Vandamme se redéploye pour parachever la prise de Saint Amand.

L'Offensive de Gérard :



La situation générale à 15h30 :



C'est à ce moment que l'avant garde du Ier Corps - c'est à dire la cavalerie légère ainsi que l'état-major du corps - arrivent sur le champ de bataille par l'ancienne voie romaine. Rapidement D'Erlon rejoint la 7ème Division et en prend le commandement comme prévu dans les ordres de l'Empereur.

La Garde impériale met en place ses batteries et ouvre un feu particulièrement dense sur le château de Ligny, dont les défenseurs subissent de très lourdes pertes. Dans le même temps, la batterie la plus à gauche entame un duel d'artillerie avec une batterie prussienne. Duel qui tourne à l'avantage de la Garde.

Le IVème Corps de Gérard mène une poursuite effrénée, balayant le III.Korps. Enfin semble-t'il, puisque certaines troupes prussiennes, malgré leur désorganisation, parviennent à repousser les français en s'appuyant sur un réseau de positions formidables.

Thielmann, qui a bien perçu la gravité de la situation, envoie immédiatement des messagers. Il écrit donc à Blücher :
"Maréchal, je me dois de vous annoncer mon échec face aux troupes combinées du IVème Corps et des Ier et IIème Corps de Cavalerie. Mon Corps est en pleine retraite et je ne saurais être en mesure de le rallier dans l'immédiat. C'est pourquoi je vous propose de rappeler le Général von Bülow sur la route Namur - Quatre Bras, afin qu'il puisse dégager nos lignes de communication. Signé : Général Thielmann, commandant le III.Korps."

Puis il écrit à von Bülow :
"Général, mon offensive vers Charleroi est un échec, la cavalerie française combinée au IVème Corps ont eu raison de mes divisions. Je me vois forcé de me replier. Le IVème Corps français va donc être en mesure de couper notre ligne de communication vers Namur puis éventuellement Wavre. C'est pourquoi je vous propose de venir vers moi pour affronter le IVème Corps sur la route Namur - Quatre Bras. Signé : Général Thielmann, commandant le III.Korps".

Puis, il tente le tout pour le tout avec les deux seules unités encore en bon ordre : un régiment de cavalerie et un régiment d'infanterie. Ainsi, il fait charger sa cavalerie contre les derrières de deux régiments français, qui parviennent à se mettre en carré. La cavalerie stoppe sa charge en désordre, mais le 2ème Kurmark profite de l'occasion et attaque en colonne d'assaut le carré français qui est balayé.

Quant à Vandamme, il parvient enfin à capturer l'ensemble de Saint Amand et ses premières troupes passent la rivière.

L'assaut de Gérard :



La situation à 16H00 :



Il est 16h00 et tout va basculer. Les Français, un instant certain de l'emporter, vont soudainement faire face à la détermination des prussiens de Blücher.

La Garde impériale, après une intense préparation d'artillerie, attaque Ligny et les chasseurs à pied capturent le Château facilement. L'artillerie entame le bombardement de la deuxième position fortifiée.

Le Général Gérard s'établi solidement sur la route Namur - Quatre Bras et poursuit la destruction systématique du III.Korps de Thielmann. Les Ier et IIème Corps de Cavalerie sont sur son flanc sud-est (sa droite). Puis, pour écraser la tentative de contre-attaque de Thielmann, il dispose ses batteries d'artillerie au sud de la rivière, face à Sombriffe. Leur feu va foudroyer une partie des troupes prussiennes.

Napoléon, conscient qu'il est à un tournant de la bataille, décide de forcer quelque peu la décision. Il envoie un messager vers le Maréchal Vandamme :
"Maréchal, il est selon moi important de pousser en avant vers le Moulin de Bussy où se trouve l'essentiel du Ier Corps. C'est donc là que je vous envoie à présent en vous demandant d'ignorer la position fortifiée de La Haye. Pressez sans plus attendre vers la colline du Moulin et écrasez le Ier Corps. La Garde Impériale ne tardera pas à déboucher à l'est depuis Ligny."

Le bon Maréchal ne se fait pas prier et attaque de front sans plus attendre. La première position n'est qu'une batterie d'artillerie soutenue par des Jägers. Elle sera prise sans coup férir. Les troupes prussiennes précédemment repoussées sont capturées ou totalement mises en déroute. Le Ier Corps semble en grande difficulté...

...Alors que plus au nord, le Général D'Erlon qui a reçu des renforts entame son mouvement. Il décide de frapper au sud du dispositif de Pirch I, dans le but de couper les I. et II.Korps prussiens. Son attaque initiale fonctionne plutôt bien, même si l'avancée de son infanterie provoque une contre-charge de la cavalerie prussienne - rapidement repoussée.

Les pertes prussiennes s'élèvent à ce moment à 10 000 tués et blessés et presque 15 000 manquants (une partie en déroute, d'autres sont prisonniers). A opposer à 3,000 français tués et blessés.

Mais alors que tout semblait compromis pour l'armée prussienne, le vieux Maréchal prouve qu'il a encore des dents. Ainsi, il envoie un messager à Pirch I :
"Ordre vous est donné d'attaquer immédiatement le Ier Corps, pendant qu'il n'est pas encore concentré. Lorsqu'il sera totalement écrasé, vous reviendrez vers le Sud contre le IIIème Corps de Vandamme."

Et un autre vers von Bülow confirmant les dires de Thielmann :
"Général, la situation du III.Korps m'oblige à modifier vos ordres et à vous rappeler sur la route de Namur aux Quatre Bras. Vos ordres sont à présent de vider cette route de toute présence française. Hâtez-vous !"

C'est ainsi que sans plus attendre, Pirch I et Ziethen lancent une contre-offensive (Ziethen est toujours en ordre de défense, mais les français se situent à l'intérieur de son périmètre défensif).
Pirch se concentre ainsi sur les troupes du Ier Corps de D'Erlon : il débute par une charge de cavalerie qui provoque la mise en carré de 4 régiments. La cavalerie stoppe sa charge en désordre, mais, venant de la colline au nord, 4 régiments prussiens attaquent les carrés en colonne d'assaut. Mais l'un des carrés sera d'abord brisé par l'artillerie prussienne. Le deuxième le sera par les colonnes d'assaut.
Partout, D'Erlon est rejeté de ses positions et 4 régiments d'infanterie sont désormais désorganisés. Curieusement, sa cavalerie légère, encerclée, parvient à se maintenir après avoir échoué une contre-charge.

De même, la contre-attaque brusque de Ziethen permet de repousser les éléments avancés du IIIème Corps qui refluent en désordre. Seule ombre au tableau, l'artillerie française repousse l'un des régiments prussiens menant la contre-attaque.

A ce moment de la bataille, environ 15 000 français sont en déroute l'essentiel faisant partie des Ier et IIIème Corps.

Ailleurs, plus à l'Est, le Général von Bülow a reçu le message de Thielmann...Mais décide de l'ignorer et de poursuivre avec ses ordres. Bülow part donc vers le sud avec sa cavalerie...Alors que le messager de Blücher doit partir bien plus au nord pour éviter les troupes du IVème Corps...Bülow recevra-t'il les informations de son général en chef ?

La contre offensive prussienne !!



Après la contre offensive prussienne :



Situation générale à 16h30



Là dessus, la cavalerie légère de la garde va débouler sur le champ de bataille depuis les Quatre Bras. Dans le même temps, D'Erlon n'est pas encore vaincu, il attend encore 2 divisions complètes. De même, Vandamme a encore du monde disponible et notamment une forte artillerie. Sans parler de Milhaud, en réserve derrière lui et qui peut forcer la décision dans une belle charge des cuirassiers.

Mais avec le III.Korps pratiquement détruit et le IV. qui part dans la mauvaise direction, les français coupant magistralement les lignes de communication, la situation apparait très difficile à gérer pour le camp prussien.

Ainsi, Pirch I redoublera d'effort pour écraser D'Erlon et son Ier Corps, afin d'en finir rapidement et de permettre l'appui du I.Korps de Ziethen qui va tenter de gagner un peu de temps - notamment, une brigade de cavalerie a été mise en place de façon à contre charger les régiments de la garde qui passeraient le pont de Ligny.

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Il faudrait que tu "zoomes" sur les derniers photos, on n'arrive pas à bien distinguer les unités. Passionnant sinon.  Grognard 


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Oui, il commençait à faire sombre. Le tour 7 est une joyeuse tuerie en tout cas :D
La garde impériale est d'une terrifiante efficacité...

******
Petit entracte, compte-rendu des combats décisifs du tour 7 ^^
M'acharnant pour prendre pied sur la colline du moulin, je récupère tout ce que je peux dans les parages pour relancer l'assaut et briser la contre offensive. J'en profite pour disposer mon artillerie en batterie...Et j'en laisse une toute seule juste devant un gros régiment commandé par Blücher en personne. Oui, c'est un peu couillu, mais à 6 de puissance de feu et avec de l'infanterie à côté, je tire à 7, ça fait des dégâts. Mais c'est vrai qu'avec le vieux, les prussiens ont un moral de 11. Pas rien tout de même.

Et justement, je tire à pleine puissance. 2 pertes d'un coup, 600 tués et blessés...Les hommes tombent comme des mouches. Au milieu du carnage, Blücher évite les boulets à la matrix. Galvanisés par ses mouvements improbables, les prussiens restent en position malgré le feu terrible.

Mais mon offensive sur la colline est une réussite et j'en chasse les prussiens...pendant que je nettoie proprement Ligny à grand coup de Grenadiers de la garde (si c'est pas fumé ça...).

Là-dessus, le Ier Corps prussien commence à légèrement douter. J'ai recompté deux fois : 61 pertes. Pile poil 1 point au dessus du seuil de démoralisation. Je teste les deux seules unités en ordre ayant subit des pertes...Un régiment de cavalerie, qui ne semble pas franchement gêné...et le régiment de Blücher...

...Et là, c'est la débandade. Sous les "Nein ! nein ! nein ! nein ! nein !" du vieux Maréchal, les prussiens prennent les jambes à leur coup...Oui, double 6.

Plus au nord, D'Erlon tente le tout pour le tout et lance une valeureuse charge de cavalerie. Vandamme l'appuie de sa propre cavalerie. Bilan, toutes les unités prussiennes menacées parviennent à se mettre en carré...Sauf une qui n'a pas vu la cavalerie. Et la cavalerie ennemie, déjà en désordre.
J'attaque donc ces deux unités...Puis j'envoie ce qu'il me reste d'infanterie en bon ordre attaquer l'infanterie en carré. Bilan, ça marche pas mal, la colonne d'assaut, contre un carré. Les prussiens s'enfuient...Pour être sabré par la cavalerie qui avançait après sa victoire facile contre la cavalerie prussienne désorganisée...La deuxième unité de cavalerie fait moins bien et après un terrible corps à corps, doit retourner sur ses positions (1 perte cav, 2 pertes inf, test de moral double 1...).

Enfin, Gérard parvient à échouer dans deux combats sur trois contre les débris désespérés du III.Korps. Si, si, c'est possible. Pour essayer chez vous : placez des régiments désorganisés de 2400 hommes sur des hauteurs dans des villages et  tentez de les repousser avec à peu près autant d'hommes.

C'est maintenant au tour des prussiens. Avec le Ier Corps démoralisé, je commence à douter franchement de leur capacité à survivre à ce combat. Je pense que je vais lancer l'ordre d'abandon de la position. Surtout qu'avant que le messager de Blücher n'arrive à trouver Bülow...



Dernière édition par VinceWG le Mer 12 Mar 2014 - 18:27, édité 1 fois (Raison : Nouveautés !!)

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Et voilà, la bataille s'est enfin terminée sur une nette victoire française. La situation avait semblé compromise un instant par la contre-offensive menée par Ziethen et Pirch I, mais ce n'était que temporaire.

J'ai déjà parlé plus haut de la relance de l'offensive française. Dans le même temps, la cavalerie légère de la garde est arrivée par la route des Quatre Bras - avec plus d'une heure de retard, car je l'avais totalement zappée.

Dans une situation très tendue, le Maréchal Blücher - dont le Ier Corps est démoralisé, le IIIème exterminé et le IVème se promène dans la nature - comprend qu'il n'a pas d'autre alternative que d'ordonner la retraite générale avant que Gérard ait totalement bouché toute direction de retraite et que la garde n'ait nettoyé toute l'armée prussienne (c'est assez bien parti).

Mais cet ordre de retraite provoque une gigantesque pagaille au niveau du IIème Corps, notamment à cause des régiments de cavalerie français qui sont en plein cœur de son dispositif. Et surtout, il empêche d'asséner un quelconque coup de grâce à D'Erlon, qui va bien en profiter...

Toutefois, protégeant la retraite, une batterie d'artillerie prussienne parvient à un petit miracle : infligeant quelques pertes à la brigade qui vient de prendre pied sur la colline du Moulin de Bussy, celle-ci tourne les talons et s'enfuient, entraînant un troisième régiment dans cette retraite précipitée et incomprise du reste du IIIème Corps, qui croit à une nouvelle contre-offensive en force prussienne...En conséquence de quoi le IIIème Corps est démoralisé !!

Il est alors 17H00. L'Empereur sait que la victoire est à lui, même s'il a pu observer la déroute incompréhensible de trois régiments. Ligny est en passe d'être totalement nettoyée (la rive sud est complètement entre les mains de la Garde) et la garde est en train de tourner les positions prussiennes, soutenu par sa redoutable cavalerie.

Il fait alors porter un message à Milhaud :
"Général, la décision est proche. La victoire est acquise, il nous reste encore à anéantir ce qui reste de l'ennemi. Rejoignez D'Erlon et appuyez son offensive. Ecrasez le IIème Corps prussien !".

Puis, il reprend sa lorgnette et assiste à l'offensive de la garde. La cavalerie de celle-ci se lance dans une charge. Les Gendarmes tombent sur les arrières des troupes en retraite en provenance de Ligny, pendant que les autres cavaliers se font contre-charger par les prussiens. Etrangement, ces derniers tiennent la dragée haute aux gardes.

Par contre, nul ne semble en mesure d'arrêter la garde à pied, qui souffle les dernières défenses de Ligny et prend de nombreux prisonniers.

Au nord, D'Erlon a rallié une partie de ses troupes et relance l'attaque : les prussiens ont constitué de nombreux carrés qui sont une aubaine pour les régiments français, qui attaquent en colonne. La cavalerie légère de la garde vient appuyer l'offensive en chargeant les hauteurs, encombrées par l'artillerie...dans le mauvais sens...C'est donc un carnage, surtout que les cavaliers, dans leur poursuite, en profitent pour sabrer l'infanterie en retraite et font des centaines de prisonniers.

Plus au sud, le Maréchal Vandamme a rallié une partie de ses troupes. Son corps reprend du poil de la bête et s'élance pour la troisième fois à l'assaut du Moulin de Bussy et en chasse la cavalerie prussienne.

Partout les français progressent et les prussiens lâchent pied. Le Ier corps devient rapidement désespéré, le IIème est au seuil de la démoralisation totale. Le IIIème n'existe plus que sur le papier. Et toujours aucune nouvelle du IVème !!

L'armée prussienne, défaite totalement, part en déroute. Les pertes sont immenses, du niveau de celles d'Iéna.

I.Korps : 10.800 tués et blessés, 48 canons perdus ;
II.Korps : 5.400 tués et blessés, 36 canons perdus ;
III.Korps : 4.800 tués en blessés, 36 canons perdus.
Gneisenau, faisant le compte des manquants, remarquera la perte de 37.000 hommes supplémentaires. 20.000 s'avèreront être prisonniers. Mais au soir du 16 Juin 1815, c'est donc 57.000 prussiens qui manquent à l'appel, sur environ 90,000 hommes engagés. La défaite est immense et seul un miracle peut encore sauver l'armée coalisée.

Français : 6.600 tués et blessés dont l'essentiel du IIIème Corps, puis Ier et à peine 600 tués chez le IVème Corps de Gérard. Environ 3.000 hommes sont également portés manquant.

La situation générale à la fin du combat.



Le combat de D'Erlon.



Gérard coupe les lignes ennemies à Sombreffe.



La Garde nettoie Ligny...



...Et donne le coup de grâce au I.Korps prussien.



Au final, un combat relativement épique, mais dont le résultat s'est joué d'avance lorsque les premières retraite du III.Korps ont provoqué un bazard indescriptible au vu de l'embouteillage de troupes. A ce moment, sans même avoir commencé à se battre (cinq régiments engagés, dont trois de cavalerie), le III.Korps était déjà dans une situation catastrophique. Faisant face à deux corps de cavalerie français appuyé par le IVème Corps de Gérard, il lui était virtuellement impossible de se maintenir.

Avec le III.Korps battu, les ordres du IV. devenaient caduques...Mais comment les changer, sachant que la ligne de communication entre Bülow et Blücher était coupée ? C'est pourquoi j'ai utilisé le messager de Thielmann, associé avec un jet d'initiative de Bülow...Qui n'en a fait qu'à sa tête. A la fin de la bataille, le messager de Blücher n'avait toujours pas trouvé le chef du IV.Korps.

L'espace d'un instant, il est vrai que Pirch I a fait du ménage contre D'Erlon. D'un autre côté, la cavalerie légère de la garde était en approche, une grosse partie de ses troupes était en carré et très proche de la cavalerie française (qui aurait joyeusement contre-chargé toute unité prussienne se décidant à passer devant elle), les renforts du Ier Corps étaient en route...Et Milhaud venait de recevoir l'ordre d'appuyer D'Erlon. En bref, ce sursaut n'aurait pas duré. Pour simple preuve, l'état des pertes : le II.Korps a subit d'importantes pertes en environ deux tours et demie de combat.

Mais l'élément décisif a été le nettoyage de Saint Amand par le IIIème Corps de Vandamme et ses diverses offensives contre le centre prussien au niveau du moulin de Bussy, ainsi que les coups de boutoirs tardifs, mais terriblement efficaces de la garde. Celle-ci a littéralement écrasé les défenseurs prussiens sans la moindre perte, sous l'appui d'un nombre de canons juste effrayant : la grande batterie. Il n'y a pas à dire, c'est efficace : tir colonne 7 contre les châteaux de Ligny...En moyenne 2 pertes infligées à chaque tir.

Si le I.Korps n'avait pas été ainsi malmené, Blücher aurait pu tenter d'attendre l'arrivée du IV.Korps pour relancer le combat sur les arrières français. Mais là, tout s'est précipité à une telle vitesse que ce n'était plus jouable.

Je retiens de cette partie que la Garde Impériale représente vraiment un corps d'armée d'élite à part entière, capable de briser toute résistance sur n'importe quelle position défensive pour peu qu'on la laisse faire et que les troupes auxquelles elle fait face sont des troupes de ligne - ce qui était bien entendu le cas ici (pour info, les prussiens ont perdu dans le combat contre la garde 3,900 tués et blessés et près de 12,000 hommes en déroute ou prisonniers, ce qui représente une proportion énorme des pertes du I.Korps).

Il me reste encore à jouer Waterloo...Qui devrait être une promenade de santé pour l'Armée du Nord. Enfin, on verra. L'avenir nous le dira.

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Ton compte-rendu est vraiment très bien écrit et très intéressant. Merci


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Je trouve le CR sympa, mais on a du mal au premier coup d'œil à reconnaître les unités et leurs nationalités.

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Oui, c'est tout à fait compréhensible : les prussiens ont un joli gris-violet, très proche du bleu français.

Vous aurez peut être par contre remarqué que j'ai quasiment exclusivement utilisé la colonne pour les Français. Ceci pour une raison : rapidité de mouvement et finalement, pas besoin du feu de l'infanterie en attaque, l'appui de l'artillerie s'étant avéré suffisant (voire même très meurtrier pour Ligny / St Amand).

Pour les Prussiens, j'ai utilisé la colonne pour les unités ayant une puissance de feu déplorable où qui étaient vouées à des contre-offensives.

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Joli CR qui donne envie de découvrir cette série.

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J'aurais bien proposé une partie, mais je repars dimanche en Bretagne avec le jeu qui va retourner chez son acheteur Wink

Mais si tu passes en Bretagne, je pense qu'il y aurait moyen de moyenner quelque chose Wink

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Dommage. Je t'aurais bien proposé de faire une partie pendant la convention des IPO le we des 4/5 avril. On trouvera bien un moyen mais la bretage, je n'y vais pas souvent à vrai dire, voire presque jamais ... même si j'ai habité Rennes quelques années.

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Je vais négocier ça auprès de mon pote Wink

Il sera peut être d'accord si je suis sage.

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AAAAHHHH ... sois sage alors.
Je vois pour une table entre NPOW et VdV napo alors.

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Bonne nouvelle, il veut bien me le confier pour le week end du 4/5 Avril ^^

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Cool. Par contre je ne connais pas du tout les règles de cette série.
Sinon, la convention se déroule dans les salons Anatole France, Place Leclerc à Levallois Perret.
Métro Anatole France sur la ligne 3.

Je te confirme si j'ai la table ou pas, mais comme je fais partie des organisateurs, ça devrait aller.

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Roger. La règle est très simple dès lors qu'on a déjà joué à un wargame napoléonien de cette échelle. Comme je le disais dans un autre post, les règles et l'architecture du tour sont très classiques.

Je pense que l'une des grandes différences avec d'autres systèmes, c'est que la désorganisation ici fait très mal (deux désorganisations = mourru).
J'ai par contre été étonné de l'absence de modificateurs de feu contre les colonnes, qui absorbent aussi bien le feu que la ligne. Il n'y a que le carré qui prend plus cher et que les tirailleurs qui prennent moins cher.

Cela m'a étonné, mais au final on s'y fait très bien.

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oui c'est étonnant car la colonne est une cible dense dans beaucoup de règles ... sauf les colonnes égyptiennes dont les membres sont tous de profil ... donc plus minces eheheh

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Oui, les Egyptiens ont adopté l'ordre oblique prussien de 1806. Mais en fait c'est un peu foireux. Il n'y a que les Egyptiens qui arrivent à avancer comme ça.

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Oui, parce que la marche en crabe est assez difficile à assimiler. Il faut des années de drill pour y parvenir parfaitement.

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Toujours est-il que :
- La ligne a une belle puissance de feu mais manœuvre particulièrement mal (elle paye chaque réorientation et a un potentiel de mouvement réduit) ;
- La colonne a un bonus en assaut, tire très mal et manœuvre rapidement (une réorientation gratuite par hexagone de mouvement et environ 50% de mouvement de plus que la ligne).
Et quand ont voit les bonus/malus au feu des carrés et tirailleurs, on comprend que la colonne ou la ligne ne changent rien (il n'est que de 1, car on lance des dés à 6 face. Avec une table plus complexe à réaliser et utilisant des D10 Didier aurait peut être pu donner des modificateurs à la ligne ou à la colonne. ).

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