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[CR] Le retour de l'Empereur : Waterloo (Convention Les Petites Guerres)

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Tout d'abord je tiens à remercier IPO pour son accueil et la possibilité d'avoir pu jouer tout le week end avec Cory et évidemment Cory pour son invitation. Il est un adversaire fort sympathique avec beaucoup d'humour et un œil très critique.

Après avoir découvert le système sur les Quatre Bras, nous avons juste le temps de ranger le matos de la première bataille et de prendre celui de Mont Saint Jean. Pour aider au déploiement assez complexe, une aide de jeu est disponible pour cette bataille, présentant les zones de déploiement de chaque corps.
A nouveau je prends les Français et Corybantes prend les Anglais : "Au moins si je perd je serais pas déçu".
Nous gardons le premier niveau de commandement afin de fluidifier le jeu au maximum.

Ordres de bataille
Français :
Armée du Nord (Napoléon), Aile gauche (Ney)
I Corps : D'Erlon
II Corps : Reille (qui a subit 3.000 pertes aux Quatre Bras. Nous avons joué le scénario historique sans prendre en compte notre partie du matin).
VI Corps : Mouton
III Corps de Cavalerie
IV Corps de Cavalerie
Garde Impériale : Drouot
Soit un total de (en gros) 80.000 hommes.

Armée Anglo-alliée (Wellington)
I Corps : Prince d'Orange
II Corps : Hill
Réserve : Wellington
Cavalerie : Uxbridge
Soit un total d'environ 75.000 hommes.

La première constatation de Corybantes c'est que si sa position a l'air solide, son flanc gauche est en l'air (même si il ne craint rien de la part de la cavalerie, de part le terrain, impraticable à cette dernière). D'autre part, ses corps sont totalement dispersés à travers tout le champ de bataille. Ce qui implique un commandement complet complètement impossible.

A contrario les Français ont déjà deux chefs d'armée et des chefs de corps dont les troupes sont rassemblées.

Le terrain est très favorable à la défense...Mais celui qui prend l'initiative de l'attaque choisit où il fait peser le poids du combat. Pour moi, c'est clairement à droite, face à la gauche anglaise qui ne dispose d'aucune réserve. En effet (voir photo), le déploiement initial (historique) offre une droite anglaise très solide (limite effrayante), en partie établie sur le flanc français et un centre qui ne compte que sur la Haye Sainte pour tenir. La gauche quant à elle ne survivra que tant que tiendront les deux fermes fortifiées sur le flanc droit français.



Mon plan est donc très simple. Avancer l'artillerie de la garde sur les hauteurs face au centre Anglais et y établir la grande batterie avec laquelle le centre sera saigné, le temps que les mouvements préliminaires se terminent.
Le IIème Corps de Reille aura pour objectif l'attaque de Hougoumont afin de provoquer une réaction anglaise de ce côté de la bataille.
Le Ier Corps de d'Erlon aura pour objectif la prise de la Haye Sainte et le blocage du centre anglais.
En liaison entre les Ier et IIème Corps, Drouot mènera la Jeune Garde.
Le VIème Corps de Mouton aura pour objectif de tourner la gauche Anglaise par delà Fichermont. C'est le VIème Corps qui doit amener à la décision.
Le IIIème Corps de Cavalerie de Kellerman aura pour objectif la protection du flanc gauche du IIème Corps.
Le IVème Corps de Cavalerie de Milhaud aura pour objectif l'assaut du flanc gauche anglais avec le VIème Corps.
La Moyenne et la Vieille Garde sont placées en réserve (règle optionnelle que j'ai suivi qui empêche le Français d'utiliser ces gardes tant que les prussiens ne sont pas arrivés sur le champ de bataille).

Voici en gros le plan français et les réactions anglaises qu'il suscitera.



******
Récit de la bataille décisive de la campagne de 1815.
******
Kassomme, Belgique, non loin de Mont Saint Jean, 18 juin 1815, 10h00.

Napoléon observe à la lunette les positions anglaises au loin. Il pleut toujours et le terrain est détrempé. L'heure tourne et l'armée attend les ordres de se mettre en action. A ses côtés, le Maréchal Ney, couvert de gloire après son action d'éclat aux Quatre Bras, attend le signal.

"Qu'en pensez-vous, Monsieur le Maréchal ?"

"Il faut attaquer dès que la pluie cessera. Votre plan est imparable. Le seul obstacle à la victoire n'est pas l'armée anglaise, nous avons montré il y a deux jours que nous pouvions la battre et qu'elle n'est pas invincible. Le seul obstacle ce sont ces fermes fortifiées qui parsèment le champ de bataille. Surtout celle-ci" répond le Maréchal Ney, en montrant du de son bâton l'énorme fortification de Hougoumont. Un drapeau s'y élève, aux armoiries des Foot Guards anglais.

"C'est donc votre objectif premier, Maréchal. Prendre Hougoumont puis provoquer une réaction anglaise contre l'avance du IIème Corps. Soult, veuillez à transmettre aux chefs de corps les instructions suivantes :
- au Général Reille et au Général Kellerman de se placer directement sous les ordres du Maréchal Ney. De former une batterie composée de tous les canons du IIème Corps afin de bombarder Hougoumont.
- au Général d'Erlon de s'avancer vers la Haye Sainte et de se positionner face au centre Anglais. Là, d'y couvrir l'artillerie de la garde qui viendra s'établir en une grande batterie. Papelotte devra également être enlevée dès que possible.
- au Général Mouton de bouger rapidement vers Fichermont puis de tourner le flanc britannique.
- au Général Milhaud de protéger le flanc droit en attendant que Mouton soit en position, puis de le rejoindre rapidement pour appuyer le mouvement tournant.
- A tous, nous ne savons pas où sont les prussiens. Je n'ai aucune nouvelle de Grouchy non plus. Il nous faut donc agir rapidement. Prenez les risques qu'il faudra : si nous gagnons cette bataille, le sort de cette campagne de Belgique sera scellé !"

**********
Position proche du château d'Hougoumont. 11h00.

La pluie avait cessé. Près de nombreuses batteries, des officiers supérieurs observent la position retranchée des Foot Guards et décrivent du doigt des mouvements de divisions.

"Mon général !!"

Le général Reille, commandant le II Corps de l'armée du Nord, se retourne et voit arriver un cavalier à bride abattue.

"Oui, capitaine ?"

"Des ordres de l'Empereur et du Maréchal Ney ! Veuillez débuter l'action !"

"Ah ! Excellent !"

Reille retourne à son état-major, où l'attendent ses divisionnaires qui veulent en découdre. Ils ont déjà vaincu les Anglais aux Quatre Bras et sont motivés.

"Bien, les trois batteries du corps vont entamer le bombardement de la ferme fortifiée. Jérôme, déployez les tirailleurs en avant des batteries. Vous attaquerez dès qu'une brèche aura été faite. 5ème et 9ème Divisions, vous attaquerez par les bois à l'est et en chasserez ces quelques troupes !"

[Déployer des tirailleurs est une prise de risque, on permet à l'ennemi d'attaquer un de ses régiments avec une certaine supériorité numérique. Toutefois, cela permet de gagner du temps et de tirer au fusil à deux cases. Qui plus est...on peut tirer à travers avec l'artillerie.
Avec les trois batteries (puissance de base 6), j'ai une réduction de feu de 1 pour la distance et 2 pour la fortification...Je tombe à 3 par batterie...pour un total de 9. Soit colonne 7 qui est le maximum. Cette colonne, très violente permet de faire en moyenne 2 pertes par tir, avec 2 tirs par tour.
Les anglais protégeant Hougoumont vont donc être la cible d'une terrible puissance de feu et d'une grêle de boulets. L'avantage d'Hougoumont est d'ignorer les tests de moral au feu et les résultats désorganisés au choc.]

*********
Au centre, D'Erlon se met en mouvement avec son corps pour prendre position sur les hauteurs faisant face aux troupes britanniques du centre et de l'aile gauche de Wellington. Rapidement, les canons (très nombreux) du Ier Corps et de l'artillerie de la garde suivent l'infanterie et commencent l’ascension des hauteurs.

[l'artillerie est particulièrement pénalisée dans son mouvement lors de l'ascension des hauteurs, qu'il faut prendre en compte car cela coûte 3 points plus 2 points pour se mettre en batterie...soit la totalité de la capacité de mouvement de l'artillerie non à cheval.]

Sur la droite, avec simplement l'appui d'une batterie à cheval, D'Erlon ordonne à une brigade d'enlever Papelotte. Sans plus attendre, le brigadier s'élance à la tête de ses troupes et repousse les troupes hollandaises qui refluent en désordre.

[Dans le même temps, avec ma ligne de bataille qui s'étire graduellement à mon avancée, je dois déplacer Ney et Napoléon pour assurer chaque général de Corps d'être commandé. Au premier niveau de commandement, chaque général de corps doit être à 10 hex de son général en chef et chaque unité doit être à 6 hex de son général de corps.]

La situation à 11h30, avec la prise de Papelotte. Cette position a été attaquée avec un ratio (après modification des facteurs d'attaque) de 3 contre 2 sans modificateur au dé.



Face à l'avancée de l'armée française, Wellington donne des ordres. Rapidement, les réserves se mettent en mouvement et son plan se dessine petit à petit : renforcer le centre en artillerie et profiter de la protection offerte par Hougoumont qui bloque les Français pour tenter de les tourner par une grande contre-attaque.

Mais les plans de Wellington vont rapidement être perturbés : en effet, après un bombardement intensif de 45 minutes, les Français de Jérome (II Corps) s'élancent sous le commandement direct de Reille et capturent Hougoumont, tuant tous les Foot Guard qui s'y trouvaient, pendant que la 5ème division met les belges en déroute dans les bois d'Hougoumont.

Dans le même temps, Kellerman, dont le corps a été renforcé d'une partie de la cavalerie de la garde, s'est placé sur le flanc gauche français pour empêcher tout mouvement tournant et permettre à l'infanterie du II Corps de manœuvrer.

Au centre, un duel d'artillerie a débuté. Les pertes commencent à s'accumuler. Et si en général l'artillerie britannique se montre très inférieures à l'artillerie française [facteurs de tir moindre car beaucoup d'artillerie à cheval...mais aussi scores risibles de la part de Corybantes qui enchaîne les 1, les 2 et les 3 au dé. Par contre avec de tels dés, les troupes britanniques sont absolument inébranlables. Il y a un avantage à faire des scores pourraves...]

Sur la droite, le VIème Corps de Mouton arrive près de Fichermont et attaque sans soutien la ferme fortifiée...et parvient à l'enlever ! [C'est une bataille décisive et je sais que mon temps est compté. Je prends donc des risques. Après modificateurs des facteurs de combat, je suis en 1/1 dans cet assaut qui m'est favorable après un jet de dé bien senti !]

A 12h00, Hougoumont, Fichermont et Papelotte sont donc déjà entre les mains des Français devant un Wellington médusé. "Logiquement, ça aurait du tenir un petit poil plus quand même..." Pensa le généralissime anglais. Seule tient encore la Haye Sainte plus difficile à couvrir de l'artillerie.

A gauche, Uxbridge et ses cavaliers disputent les hauteurs à la cavalerie de la garde. Charges et contre-charges se suivent.



Enfin en position, le centre Français toujours bloqué par la Haye Sainte, Wellington débute son attaque sur sa droite. Les tirailleurs français de la 6ème Division sont rejetés en désordre et les régiments anglais s'avancent dans la plaine alors que les troupes françaises tentent de se réorganiser après le combat d'Hougoumont.

Au centre, le duel d'artillerie se poursuit alors que les dernières batteries se mettent en place chez les Français. Les pertes anglaises sont extrêmes. Les pertes françaises deviennent tout aussi sensible. Mais de manière générale, les pertes sont très inférieures à ce qu'elles pourraient être, le stress provoquant des erreurs bêtes :

"heu...vous êtes sûr que vous avez mis un boulet, là ?" demande un officier anglais aux artilleurs d'une batterie à cheval.

"well, well, well, o'blady o'blada..." répondirent ces derniers, un peu gênés devant les caissons à munition encore pleins.

"Ok, j'en déduis que non..."

[En fait le duel d'artillerie est un duel de score pitoyables au dé, anglais comme français. D'un autre côté, il a beaucoup plu, il est normal que l'artillerie soit moins efficace, non ?]

Profitant de la chute des fermes fortifiées Fichermont et Papelotte, le VIème Corps de Mouton se redéploie pour son mouvement final, alors que la cavalerie du IIIème Corps se prépare à faire demi-tour, le terrain étant impraticable pour la cavalerie.

Situation à 12h30



La manoeuvre de débordement par le VI Corps



La couverture du flanc gauche par la cavalerie de la garde et de Kellerman



La contre-offensive anglaise bat son plein...mais on devine un problème à venir pour l'unité de tête anglaise...



Il est donc 12h30. Wellington sait que les prussiens sont en route et qu'ils devraient arriver à partir de 13h00 sur le champ de bataille. Et pourtant, en une demie-heure, le sort bascule définitivement entre les mains des français.

En effet, le Maréchal Ney et le Général Reille vont agir avec beaucoup de sang-froid :
Lançant la cavalerie légère du corps, Reille oblige les anglais à se mettre en carré. La cavalerie abandonne sa charge et se replie en désordre. Ceci dit, l'avance anglaise est bloquée et la 9ème Division peut attaquer les carrés en colonne d'assaut. Par ailleurs, par dela les bois, Reille lance les 5ème et 6ème division pour attaquer le flanc de la contre offensive anglaise. Enfin, sur son flanc gauche, Reille laisse aux batteries le soin de se protéger à grand coup de mitraille.

En quelques vingt minutes de combat, l'ensemble des troupes britanniques ayant contre-attaqué est pris, tué ou mis en déroute. Dans le même temps, la cavalerie de Kellerman vient de prendre l'avantage sur le flanc en écrasant un régiment d'infanterie imprudemment avancé, bousculant au passage une batterie d'artillerie dont les servant s'enfuient en voyant des centaines d'hommes courir en hurlant que tout est perdu.
L'aile droite anglaise vient de disparaître.
[Lorsqu'on initie une charge, on ne précise pas la cible de la charge. Dès que la cavalerie est en vue d'une unité d'infanterie, celle-ci peut tenter de réagir et de se mettre en carré. Sauf dans le cas où le cavalerie devient visible au contact : il est alors trop tard pour se mettre en carré.
Ce tour-ci j'ai donc pu attaquer un régiment non en carré et un escadron anglais a échoué sa contre-charge et s'est donc fait bien bousculer. La retraite en désordre de l'infanterie a entraîné - après un échec au test de moral - une batterie d'artillerie]

Sur le flanc droit, Mouton s'avance rapidement vers les hauteurs tenues par la cavalerie anglaise, qui ne peut contre charger du au terrain, impraticable comme on l'a dit. Elle se replie donc en désordre.

[Lorsqu'une unité arrive au contact de la cavalerie on peut tenter immédiatement une contre-charge. Celle-ci est résolue immédiatement et n'empêche nullement d'autres contre-charges. Toutefois, le terrain, très encaissé, empêche toute charge de cavalerie. Attaqué de front par des unités d'infanterie fraîches, il est suicidaire de rester avec la cavalerie qui a le choix de se désorganiser volontairement afin de reculer de 2 hex.]

Il est alors 13 heures. La cavalerie Prussienne arrive enfin sur le champ de bataille, mais est encore bien loin du combat principal et le IVème Corps de Bulow est encore en arrière. Il mettra au moins 2 heures pour se mettre en position d'attaque. Et 2 heures, Wellington n'en dispose plus.

En effet, la manœuvre d'enveloppement de Mouton est achevée. Il n'y a plus qu'à faire s'envoler le centre et bloquer la ligne de retraite vers Bruxelles...Et à poursuivre la cavalerie en désordre avec Milhaud.
Au centre, les pertes anglaises, terribles, ne laissent que peu d'espoir de tenir lorsque les français lanceront l'assaut.
A gauche, l'échec total de l'offensive de Wellington a mis en péril tout son dispositif et Reille peut maintenant se rabattre vers le centre avec l'aide de la Jeune Garde en tête.

Le Ier Corps britannique, qui a subit l'essentiel de l'assaut français, est désespéré : le moral baisse de 2 et toutes les unités doivent tester. Les autres corps ont aussi beaucoup subit. La cavalerie est proche de sa limite, de même que le IIème Corps. La réserve seule peut encore tenir.
Les anglais ont subit en gros 30,000 pertes en deux heures de combats acharnés qui ont raison de leur résistance.

Ne pouvant tenir dans une situation totalement compromise, Wellington se décide à la retraite. La bataille de Mont Saint Jean, après les victoires éclatantes des Quatre Bras et de Ligny, met fin à la campagne de Belgique. L'armée anglaise rembarque pour l'Angleterre et les Prussiens doivent rentrer en Allemagne ; alors que seuls, les Autrichiens acceptent de débuter des négociations.

*****

Le soir même de la bataille de Mont Saint Jean, Wellington, seul regarde une dernière fois les cartes.
"Damn it, you froggies...normalement, je devais tenir Hougoumont. Face à mon centre puissant, la cavalerie française serait venue s'écraser contre les carrés pendant que les prussiens se déployaient sur le flanc français. Pressés de toute part, Napoléon aurait alors du engager sa précieuse garde que nous aurions repoussé par un feu de ligne. Repoussant la garde, la panique se serait emparée de toute l'armée française qui aurait fuie le champ de bataille...C'était un plan imparable..."

La partie a donc duré 4 tours particulièrement intenses pendant lesquels les Français ont pris de nombreux risques et n'ont pas hésité à attaquer en 1 contre 1 lorsque cela s'avérait nécessaires.

De ce que j'ai pu analyser, un mouvement de l'aile droite anglaise sur la gauche française me semble une mauvaise idée dans tous les cas : en effet, l'aile gauche anglaise est très faible et peut facilement sauter par une offensive soutenue - surtout si on y met le VI Corps de Mouton. Si cette aile saute, il ne peut plus y avoir de coordination entre les anglais et les prussiens et d'autre part, le centre sera annihilé en un temps record.

Sachant que Wellington ne voulait pas s'engager sur sa droite, je dois avouer que j'ai du mal à comprendre pourquoi il y a disposé toutes ses réserves. Surtout que sa gauche n'est pas constituée de troupes solides, loin de là. En bref, je pense que le britannique doit jouer la montre et tenir le terrain, renforcer les fermes fortifiées dès que possible en attendant que les prussiens arrivent.

A ce moment-là seulement une contre-offensive doit être pensée pour fixer les français.

En tout cas, j'ai pris beaucoup de plaisir à jouer face à Corybantes qui est un adversaire modèle qui garde toujours le sourire et avec qui il est intéressant de commenter et discuter des options de chacun, même en court de partie.

Je suis impatient de rejouer contre lui et ce sera Leipzig !

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Pourquoi Wellington a disposé autant de troupes sur sa droite ?
Tout simplement pour garantir et protéger sa ligne de retraite vers le port d'Anvers...  Happy 

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Ouais...mais ça permet de défoncer sa gauche qui n'a aucune réserve. Sa gauche en l'air, c'est toutes les lignes avec Bruxelles et ses alliés qui tombent dans la foulée.
En bref, il s'est disposé pour perdre la bataille et non pour la gagner. Il a eut de la chance historiquement que Ney ait merdé sur toute la ligne.

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Ne pas oublier la forêt de Soignes sur les arrières des Alliés, qui empêchait de toutes façons toute retraite précipitée vers Bruxelles.

Le but n'était pas trop de "sauver" Bruxelles mais bien de retarder Napoléon, soit pour mieux retraiter sur Anvers, soir pour s'allier avec les prussiens si jamais ceux-ci réussissent à les joindre.

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Dans tous les cas, Wellington n'a accepté la bataille qu'avec la certitude que les Prussiens viendraient l'aider. Il a écrit à Blücher "Si vous m'assurez que vous pourrez me rejoindre, je peux tenir le champ de bataille".

Forcément, avec un Français très offensif qui ne perd pas de temps en tergiversation, la Bataille de Mont Saint Jean devient très difficile, les Français étant aidés par les Anglais qui se préparent à abandonner leurs alliés en cas de problème et qui ont donc privilégiés leur propre retraite à un déploiement orienté sur l'appui mutuel et à une victoire sur le champ de bataille.

Et ça, c'est flagrant dans le jeu de Didier Rouy.

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VinceWG a écrit: Forcément, avec un Français très offensif qui ne perd pas de temps en tergiversation
Il ne me semble pas que les français ont beaucoup tergiversé...
Ne pas oublier les fortes pluies la veille de la bataille : champs détrempés et boue ne permettaient pas vraiment à l'artillerie française de se mettre en place avant une heure déjà bien avancée et donc à Napoléon de commencer la bataille avant midi.
Certains historiens ont pensé que l'attaque non conventionnelle de d'Erlon a de suite bien mal commencé la journée... et que les attaques de cavalerie de Ney étaient inconsidérées.

VinceWG a écrit:les Anglais qui se préparent à abandonner leurs alliés en cas de problème et qui ont donc privilégiés leur propre retraite
Ce qui est typique de l'armée anglaise de l'époque et ce qui lui a permis de remporter bien des campagnes. Wink 

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Oui...effectivement...Mais ils ont toujours fait face à des généraux qui ont été assez malhabiles dans leurs attaques, souvent décousue. Et pour moi si, les Français ont été hésitant à Waterloo. Les mouvements préliminaires ont été lent, notamment pour l'attaque d'Hougoumont. Ensuite, Ney a fait n'importe quoi avec sa cavalerie.

Pour info, pendant toute ma partie, pas un seul moment je n'ai pensé à attaquer le centre anglais de front. Pourquoi ?
-> Artillerie nombreuse
-> Infanterie solide
-> Position surélevée.

Ce n'est certainement pas pour y envoyer mes cavaliers sans soutien.

Enfin, le VIème Corps n'a pas été employé avant que les Prussiens arrivent sur le champ de bataille. Là ça commence à faire une grosse réserve quand même, entre la garde impériale et le VIème Corps.
Evidemment, sans l'adjonction du VIème Corps, toute manœuvre contre la gauche anglaise est vouée à l'échec. Là-dessus c'est encore un signe que les Français ont été timoré dans leur plan d'ensemble pour la bataille.

Lorsqu'on doit attaquer l'ennemi sur une position qui lui est favorable, on doit profiter de tous les avantages qui s'offrent à nous. En l’occurrence, la légère supériorité française en début de combat, et la possibilité de déplacer le centre de gravité à droite, pour obtenir une supériorité écrasante dans le secteur.

Tout ça pour dire que je garde ma position : Wellington a eut beaucoup de bol que les Français aient une stratégie fort timorée et une conduite du combat totalement chaotique et malavisée. Sinon, les prussiens seraient arrivés pour voir les anglais se barrer du champ de bataille. Après tout, les anglais étaient historiquement près de la rupture malgré la conduite déplorable de la bataille par les Français (surtout Ney)...Alors en gérant un peu mieux il y avait largement moyen de les briser. Qui plus est, les hauteurs de Belgique ne sont pas les hauteurs d'Espagne.

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geek Ney est considéré comme un chef d'armée à l'instar de Napoléon et Wellington dans cette bataille?

C'est carrément un profrançais biais  Smile Smile

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Touffus mais passionnant ce CR !


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« Quis custodiet ipsos custodes ? » Juvénal.

http://www.fredbey.com/
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VinceWG a écrit:Lorsqu'on doit attaquer l'ennemi sur une position qui lui est favorable, on doit profiter de tous les avantages qui s'offrent à nous. En l’occurrence, la légère supériorité française en début de combat, et la possibilité de déplacer le centre de gravité à droite, pour obtenir une supériorité écrasante dans le secteur.
Curieux en effet que napoléon se soit cantonné à une attaque frontale contre une position bien défendue... un peu comme à Borodino.
L'attaque de Hougoumont a sans doute pris trop de troupes et de temps.

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Semper Victor a écrit:Touffus mais passionnant ce CR !

Partie qui semble avoir été passionnante, en effet.
AMHA, quand une simulation permet de se poser des questions sur les tactiques opérées historiquement, elle ne doit pas être mauvaise.

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francoist a écrit::geek: Ney est considéré comme un chef d'armée à l'instar de Napoléon et Wellington dans cette bataille?

C'est carrément un profrançais biais  :) :)

Etant donné qu'il est commandant de toute l'Aile Gauche de l'Armée du Nord...et que toutes les troupes présentes - à part la Garde et le corps de Mouton - font partie de cette aile gauche...Il est normal qu'il agisse en tant que "chef d'armée". En gros, tu lui donnes les forces que tu veux et les chefs de corps lui sont subordonnés. C'est également logique en tant que Maréchal d'Empire sachant qu'il n'a que des généraux sous ses ordres.

Personnellement ça ne me choque pas. Qui plus est, c'est son seul avantage, car il ne donne qu'un misérable +1 au combat et +2 au moral (Wellington donne un petit +4 au moral...).

Pour info, Grouchy est également chef d'armée...

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Fred59 a écrit:L'attaque de Hougoumont a sans doute pris trop de troupes et de temps.

Disons qu'avec une seule batterie d'artillerie (facteur 3) et sans réelle préparation, on ne fera pas grand chose : l'infanterie ne fera rien au feu (facteur de 0 après modificateurs) et les assauts ne peuvent en aucun cas déboucher sur la retraite des défenseurs. Il faut donc annihiler toutes les troupes. Le terrain limite lui-même les options d'attaque, sans parler des autres troupes anglaises, qui empêchent un enveloppement d'Hougoumont.

La seule solution viable est de tout détruire avec toute l'artillerie disponible et de marcher sur les cadavres encore chaud des Foot Guards...

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VinceWG a écrit:

Etant donné qu'il est commandant de toute l'Aile Gauche de l'Armée du Nord...et que toutes les troupes présentes - à part la Garde et le corps de Mouton - font partie de cette aile gauche...Il est normal qu'il agisse en tant que "chef d'armée". En gros, tu lui donnes les forces que tu veux et les chefs de corps lui sont subordonnés. C'est également logique en tant que Maréchal d'Empire sachant qu'il n'a que des généraux sous ses ordres.



..



ça me surprenait ( choquait  Smile  )car cela donne de la souplesse au commandement français chose impensable quand l'empereur est présent et avec les carences d'état-major de 1815 et vu l'ambiance entre les généraux




VinceWG a écrit:
Pour info, Grouchy est également chef d'armée...

Que Grouchy ou Ney soit commandant d'armée quand ils sont détachés du champ de bataille principal, je trouve ça normal en effet.
C'est juste que s'il y avait des règles de commandement, donner la même possibilité à Ney (ou Grouchy) alors que l'empereur est présent et l'armée de taille raisonnable me semble peu historique, on n'est pas à Leipzig et en 1815 le rougeaud ne vaut plus grand chose si tant est qu'il est valu quelque chose en tant que chef d'armée un jour( chef de corps ou meneur d'hommes c'est autre chose  tongue )

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Je ne suis pas d'accord avec toi, sachant que Ney a fait sa sauce toute la journée pendant la bataille de Mont Saint Jean / Waterloo, pendant laquelle l'Empereur a été en grande partie passif (a priori, il était pas très bien si j'en crois l'explication de Corybantes). Il est donc logique qu'il puisse commander à toute unité. La hiérarchie le lui permet. Tout dépend après de ce qu'il en fait.

En l'occurrence, j'ai confié à Ney l'aile gauche du dispositif pendant que je plaçais Napoléon plus vers la droite, au point décisif.

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Pourquoi Wellington a renforcé sa ligne à droite ? comme l'a dit fred59 c'est pour protéger ses lignes de comm. Ne pas oublier qu'à l'époque, l'angleterre n'a pas une dizaine d'armées à disposition. Elle en a 1 ou 2 au max. Si elle en perd une c'est une catastrophe. Ce qui explique la "prudence" de Wellington, et l'utilisation massive de contingents alliés que ce soit en Espagne ou en Belgique ou au Canada. Un général de cette trempe n'agit pas comme un wargamer. Il doit aussi être mesuré sur la prise de risque. Il a d'autre part placé sur la deuxième ligne derrière son centre gauche, sa réserve qui a pu se porter sur les points menacés.  

Tu te demandes pourquoi, le français a attaqué le centre anglais alors que celui ci était bien rempli de troupes solides et d'artillerie et en haut d'un côte ?

tout simplement parce que napo n'avait toute la connaissance que tu as eu du déploiement anglais. Wellington a déployé sa ligne centrale à majorité en contre pente, ce qui fait qu'elle n'était pas visible des lignes françaises. d'ailleurs pour moi une bonne simulation de waterloo devrait avoir une gestion des los. ne serait ce que pour cette ligne centrale mais aussi pour toutes les troupes situées dans les fermes et les bois. là il y aurait des surprises à gérer pour le français. une variante peut être ?

Ney a clairement désobéi sur les directives que lui a donné l'Empereur au niveau du timing. Et d'autre part son pouvoir ne s'étendait pas à la cavalerie de la Garde ni à la réserve de cavalerie. A tel point que le chef d'un des corps de cavalerie (celui à l'aile gauche) refuse de le suivre dans les grandes charges car il n'a reçu aucun ordre de l'empereur. Devant l'insistance de Ney qui a besoin de cavalerie pour alimenter l'assaut, il cède, mais "épargne" la brigade de carabiniers, en la cachant dans un repli de terrain.

La position de Ney au sein de l'armée est juste due à son expérience de Maréchal. Sans ceci, Napoleon ne l'aurait pas utilisé, surtout depuis sa déclaration de ramener l'empereur dans une cage de fer, et sa position au sein de l'administration des Bourbons. Ney prend son commandement que le 15 juin en journée après le passage de la sambre à charleroi. Il devient commandant d'aile. Sans lui Napoleon aurait fait autrement, il aurait utilisé Bertrand qui a déjà commandé en campagne et qui est un fidèle.

Pour Hougoumont, Jerome a clairement désobéi aussi. Celà devait être une distraction, dans laquelle wellington n'est pas tombé. Il y a absorbe la moitié du IIe corps. Il ne reste plus que la division bachelu pour attaquer à gauche de la haye sainte dans l'après midi.

La décision du joueur anglais d'attaquer sur la gauche française était peut être précipitée en effet. Surtout en terrain plat avec très peu de cavalerie....

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Tu m'excuseras mais tes réponses ne sont pas des explications convaincantes qui prouvent que Napoléon a fait ce qu'il a pu ^^

Les Français ont magistralement merdé lors de cette bataille qu'ils auraient pu gagner si ils avaient respecté les principes qu'ils suivaient au début de la période impériale et avant. Idem, tu parles de Ney qui n'avait pas la confiance de l'Empereur...pourquoi lui a-t-il simplement donné des responsabilités si importantes alors ? Dans le même temps il a envoyé pêtre Murat qui lui avait proposé son aide.

Le jeu permet d'ailleurs de se dire : Ney - ou Grouchy, au choix - n'a rien à faire dans le coin, prenons Davout !

Mais tout ceci n'a plus rien à voir avec le C.R. de partie. Je laisse à mon adversaire le loisir de donner ses impressions sur la partie.

Ah et j'avais oublié de préciser : il nous a semblé que Waterloo est un peu la limite d'engagement qui peut se jouer avec un tel système : au-delà, ça exige vraiment trop de temps. Il n'y a qu'à voir, on a joué 4 tours en une après midi et une matinée complète. Si on avait du jouer 12 tours il aurait fallu trois jours...Un peu violent quand même.

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Well well.
Bilan de la bataille : l'armée anglo-alliée perd quelques 30000 hommes.

La gros problème des anglais est la disposition des troupes.
Autant je comprends que Wellington ait voulu protéger sa ligne de retraite, autant son dispositif est d'une rare inanité, avec des corps explosés en plusieurs points de la ligne de bataille. Par exemple, la cavalerie est répartie sur les deux ailes, de même qu'un corps d'infanterie. Ca réduit de façon drastique l'efficacité du commandement, surtout lorsque l'on joue au niveau le plus bas.
De toutes façons, je n'ai jamais tenu Wellington pour un grand général. Son seul fait d'arme est d'avoir vaincu Napoléon mais à mon avis, grâce à la qualité de ses troupes, l'arrivée des prussiens et les erreurs françaises. Reconnaissons que Ney et Jérôme étaient loin d'être des flèches. Je ne parle même pas de Grouchy ...
Il y a quelques récits qui indiquent que Wellington avait donné des ordres pour commencer l'évacuation des blessés et des fourgons.
Bref, l'histoire étant ce qu'elle est, il n'en reste pas moins que même vainqueur Napoléon aurait eu à affronter le reste des alliés.
Comme je le disais à Vince, pour moi, les 100 jours sont juste le pari d'un joueur.

Pour venir à la partie, j'ai attaqué la gauche française car s'y trouve un corps affaibli et je dispose d'un point d'appui fortifié tenu par les guards. Le challenge est osé car les inconnues nombreuses, notamment pour mon aile gauche qui est protégée tant que Papelotte de Fichermont tiennent.
Or, à 12h30 (heure du jeu), je n'ai plus que la haye sainte. Ma gauche recule sous les attaques françaises avec un mouvement tournant de la cavalerie et mon aile droite piétine car ne plus s'appuyer sur Hougoumont. Je perds donc du temps, ce dont profite logiquement mon adversaire.

Sur le système, on atteint là les limites du niveau le plus bas des règles de commandement.En jouant avec le système d'ordres écrits et les estafettes, ça sera certainement différent. J'aurais pu activer les unités non commandées pour lancer des contre-attaques pour soulager mon aile gauche notamment.
On atteint aussi, à mon avis, les limites du jeu. Je serai curieux d'avoir l'avis de ceux qui ont joué à Leipzig
Autre point noir : le set-up. il est juste hyper chiant. En effet, il faut chercher chaque unité par son numéro porté sur le pion avant de le disposer sur la carte. Je préfère de loin le système des hexs numérotés, beaucoup plus simple. Mais c'est juste mon avis qui n'enlève rien à la qualité globale du jeu et du système.

Prochain rdv avec Vince : Leipzig de Zucker. Reste à trouver une date et un lieu.



Dernière édition par corybantes le Dim 13 Avr 2014 - 22:05, édité 1 fois

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Où tu veux, quand tu veux Wink

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VinceWG a écrit:Tu m'excuseras mais tes réponses ne sont pas des explications convaincantes qui prouvent que Napoléon a fait ce qu'il a pu ^^

Je ne cherche des excuses à personne, mais je présente des faits pour répondre à tes questions et étonnements de tes messages plus haut. Libre à toi d'y chercher un plaidoyer. Il y a clairement dans cette campagne un déficit de la reconnaissance française qui mènera à la bataille de Waterloo. Wellinton lui joue sur son terrain, il connait le terrain depuis 1814, l'ayant reconnu et validé comme un bon champ de bataille (de son point de vue). Un jeu avec la vue hélicoptère ne pourra pas expliquer. Joue Waterloo avec un placement libre et caché des Alliés et révélations de ce qu'y est dans les LOS, et tu comprendras le problème.
D'autre part l'heure de début de la bataille n'est pas lié qu'à la qualité du terrain, l'arrivée des troupes françaises sur le champ de bataille a encore lieu tout le matin par la chaussée de Charleroi. La bataille ne pouvait pas commencer de toute manière avant une heure tardive.

VinceWG a écrit:
Les Français ont magistralement merdé lors de cette bataille qu'ils auraient pu gagner si ils avaient respecté les principes qu'ils suivaient au début de la période impériale et avant.

Lesquels de principe ? La période précédente est aussi marquée d'erreurs sur le champ de bataille ? La différence majeure est avant tout un état major général novice. Le reste (= les erreurs humaines des combattants) a toujours existé de 1796 jusqu'en 1814.

VinceWG a écrit:
Idem, tu parles de Ney qui n'avait pas la confiance de l'Empereur...pourquoi lui a-t-il simplement donné des responsabilités si importantes alors ?

Tout simplement parce qu'il était un des seuls maréchaux disponibles à avoir commandé des ailes d'armée. Et que Napoleon pragmatique et connaissant bien le coeur et les motivations des hommes et de ses maréchaux était près à pardonner leurs écarts s'il pouvait en tirer quelque chose sur le terrain. D'ailleurs il ne lui donne les responsabilités que le 15 au matin, ne pensant pas qu'il rejoindrait l'armée. D'ailleurs Ney ne se présente qu'avec un seul aide de camp pour etat major (colonel Heymes), ce qui explique pour partie les problèmes de commandement de cette aile (avec une apathie générale de Ney qui l'immobilise à chaque fois qu'il faut prendre des risques- faut croire que 1813 l'a trop marqué) .Renseigne toi, et lis les jugements de Napoleon sur ses maréchaux, c'est édifiant.

VinceWG a écrit:
Dans le même temps il a envoyé pêtre Murat qui lui avait proposé son aide.

Il est vrai que Murat aurait fait un meilleur chef d'aile que Grouchy, malgré son passif au niveau opérationnel, qui a failli couter des campagnes à Napo (1805, et 1812). Mais Murat avait clairement trahi la France puisqu'il avait tourné les armes du Royaume de Naples contre l'armée du vice roi d'italie en 1814. Et çà l'Empereur ne pouvait pas le pardonner. Là aussi renseigne toi sur le sujet.

VinceWG a écrit:
Le jeu permet d'ailleurs de se dire : Ney - ou Grouchy, au choix - n'a rien à faire dans le coin, prenons Davout !

Tu n'as qu'à créer le pion et y rejouer pour voir.
Pour le cas de Davout, Napoleon ne pouvait pas laisser à Paris un ministre de la Guerre autre que lui. Il avait toute sa confiance et c'est un des seuls à ne pas avoir servi sous les Bourbons. Qui aurait il mis à sa place avec une expérience de Gouverneur de place et de grande confiance politique et militaire ? Je ne vois que Suchet qui était à l'armée des Alpes. Soult avait servi les Bourbons. Et Napoleon n'oublia pas la reddition de Paris avec Marmont en 1814. Il lui fallait tenir Paris à tout prix.

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Pas besoin de créer le pion...C'est ce que j'indiquais. Le jeu propose cette hypothèse. Même si je suis totalement d'accord avec toi : personne d'autre ne pouvait faire le travail de Davout à Paris. Mais bon c'est sympa de pouvoir imaginer Davout en chef d'état-major de l'Armée du Nord ou en chef d'armée ad hoc.

Pour ce qui est des principes oubliés je pensais justement à un des points que tu citais plus haut : les reconnaissances. Car effectivement il y a une lacune énorme en terme de reconnaissance dans cette campagne, alors même que la cavalerie légère est nombreuse.

Je t'invite à essayer le jeu, il est très agréable à jouer. Choisis juste un adversaire accusant une malchance au dé terrible...Sinon, les attaques de front peuvent faire très peur.

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Ma malchance ne durera pas ... eheheh

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Davout et Murat à Waterloo, le grand What-if Grognard


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Et pourquoi pas Massena ?  Happy 

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C'est vrai qu'il pourrait y avoir pas mal de what if. Mais Davout est le plus jouissif ^^

Sinon on peut toujours récupérer le X ème Corps...autre what if intéressant et plausible si la Vendée ne s'était pas soulevée.

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