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[CR] Le Vol de l'Aigle - Campagne de Belgique 1815

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1815, Campagne de Belgique, Vol de l’Aigle III

Situation de départ après déploiement.



Plan de campagne Français

« Au Maréchal Ney, commandant l’aile gauche de l’Armée du Nord.

Monsieur le Maréchal, je vous donne le commandement du IVème Corps du Comte Gérard, le VIème Corps du Général Mouton – déployés à Maubeuge, le Ier Corps de Cavalerie de Pajol et le IVème Corps de Cavalerie de Milhaud – déployés à Beaumont.
Vos ordres sont de coordonner une offensive vers Mons afin d’y attirer les forces anglo-alliés du Général anglais Wellington. Attention, vos forces seront dramatiquement en infériorité numérique, aussi, vous devez mettre de l’énergie dans le mouvement afin de culbuter l’ennemi avant qu’il ne soit rassemblé et utiliser vos réserves au mieux pour durer au combat.
L’aile droite, pendant ce temps, sous mon commandement direct, se dirigera vers Charleroi, le point de jonction le plus proche entre Wellington et Blücher. Puis, soit vous aurez pu amener vers vous l’essentiel de l’armée anglaise, auquel cas nous marcherons pour vous appuyer et anéantir les anglais, soit nous poursuivrons l’offensive vers Bruxelles.
Dans tous les cas, vous devez assurer nos lignes de communication avec Maubeuge et Lille. Si vous deviez vous replier, envoyez immédiatement un messager me prévenir, que je puisse prendre les initiatives qui s’imposeront.
Si l’opération se passe bien, l’aile droite poursuivra sur Bruxelles pendant que l’aile gauche suivra vers Hall pour bloquer la route d’Ath et forcer les anglais à une plus ample manœuvre de repli – et donc à perdre du temps.

Bien à vous,
N. »



Plan de campagne Coalisé

Armée anglo alliée :

« Au Prince d’Orange, commandant le Ier Corps, au General Hill, commandant le II Corps, au General Uxbridge, commandant la réserve de cavalerie, au Prince Frederick, commandant les troupes hollandaises,
Du Field Marshal Arthur Wellesley, Duke of Wellington

Gentlemen,
L’ogre corse a deux possibilités. Tenter de nous séparer de nos alliés prussiens, ou bien tenter de tourner notre armée par l’ouest pour nous couper de nos bases.
La première option serait la plus simple à mettre en œuvre, via une offensive depuis Philippeville vers Bruxelles. En effet, cette route matérialise en gros la « frontière » entre la zone prussienne et la zone de notre armée. De plus, elle permet un accès rapide à notre centre d’opération. Les prussiens, encore disséminés, ne pourront pas réagir contre un mouvement rapide sauf en se repliant et en ouvrant par conséquent cette voie stratégique.
La deuxième option est plus complexe à mettre en œuvre pour les Français serait un mouvement tournant vers Tournay, Courtray, Gand et Anvers. Ce plan serait très audacieux mais les rapprocheraient pourtant de Lille qui doit abriter leur base d’opération.
Au vu de ces deux possibilités radicalement opposées et plausibles l’une comme l’autre, je décide que la réserve restera à Bruxelles tant que l’ensemble des corps français n’auront pas été repérés.
General Uxbridge : dès lors que l’ennemi se sera montré en Belgique, lancez des reconnaissances tout azimut. Envoyez une brigade de cavalerie à Tournay en surveillance et une vers Valencienne – qui se repliera en cas d’avance française. La 7ème brigade reconnaîtra la route de Maubeuge en cas d’incursion française dans le secteur, pendant que la brigade hollandaise reconnaîtra la route de Beaumont. La cavalerie lourde devra être redéployée à Ath, parée à intervenir quel que soit le plan français.
D’Orange : votre corps est probablement au cœur même des objectifs français. Si vous deviez vous replier, gardez toujours en mémoire de ne pas risquer le bon ravitaillement du II Corps. Pour le reste, vous attendrez mes ordres, qui dépendront beaucoup des mouvements français. Ne marchez pas aveuglément au son du canon, ou nous risquerions de tomber dans les pièges français.
Prince Frederick : attendez les ordres, mais je pense fortement vous redéployer vers Tournay.
General Hill : Attendez mes ordres et ne marchez pas au son du canon. Vous pouvez simplement concentrer vos divisions pour combattre si vous êtes attaqué.

Bonne chance à tous,
Arthur Wellesley, Duke of Wellington »

Armée Prussienne :

« Aux Généraux von Ziethen, Pirsch II, Thielmann et von Bulow.

Nous n’irons pas par quatre chemins. L’ennemi approche, il nous faut savoir par où et comprendre son plan avant de réagir.
Personnellement, je suis assez convaincu qu’il ne tentera pas une offensive directe vers Charleroi et Bruxelles, car même si cela lui offre la position centrale, nous pourrons rapidement le battre avec tout le poids de notre armée et de celle de Welly.
Von Ziethen, votre I.Korps est le plus exposé s’il tente tout de même cette folie. Aussi, vous devrez gagner un maximum de temps en cédant du terrain pour vous rapprocher du II.Korps qui marchera au son du canon.
Thielmann et von Bulow : Je vous donnerai vos ordres dès que possible.

Maréchal Blücher »

Il n’y a à ce stade pas de messages entre les coalisés qui attendent probablement de voir par où l’armée française va sortir. En tout état de cause, la manœuvre de Napoléon risque fort de prendre Blücher au dépourvu puisqu’il n’y croit pas, fort de ses connaissances historiques – dommage.

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2 14 Juin 1815 le Lun 21 Avr 2014 - 4:35

14 Juin 1815

Les patrouilles prussiennes observent les mouvements de l’aile droite française autour de Philippeville qui s’ébranlent à compter de 0600. Blücher sera prévenu à 1200. Entre temps, le Ier Corps est à 5km de Charleroi, où le I.Korps de von Ziethen se met en bataille derrière la Sambre, abandonnant la rive sud.

A 0600, c’est le IC qui est repéré, mais sa puissante cavalerie empêche totalement aux patrouilles anglaises d’en savoir plus sur la force qui s’avance. Néanmoins, un messager part avertir Wellington de la présence d’une forte cavalerie en direction de Mons. Le généralissime britannique sera mis au courant à 1620.

A 0900, les patrouilles de la cavalerie légère britannique observent l’avancée de la cavalerie légère du IVème Corps de Gérard, franchissant la frontière belge. Un messager part immédiatement vers Bruxelles pour en informer Wellington. Il arrivera à 1700. Ici aussi, la présence de la cavalerie en tête permet de réduire les informations glanées par les anglais.

A 1200, le Maréchal Blücher reçoit ses informations. Il envoie à 1300 les ordres suivants :
« Ordre est donné au II.Korps de se mettre en mouvement vers Charleroi. Le III.Korps se dirigera vers Philippeville dans l’espoir de tourner les français. Le IV.Korps viendra sur Namur afin d’agir en qualité de réserve opérationnelle. Le I.Korps doit retenir les Français le plus longtemps possible ! »

Puis il envoie le message suivant vers Wellington :
« Cher ami, les Français ont été repérés, marchant depuis Philippeville vers Charleroi. C’est certainement une diversion, je pense me concentrer entre Charleroi et Philippeville pour frapper sur leurs derrières. »

Le II.Korps se met en mouvement dès 1400 (mis en formation de marche dès 1200) et s’arrêtera le soir à 2100 en arrivant au croisement de la route Charleroi Trélémont.
Le III.Korps recevra le message à 1540. Le Général Thielmann considèrera qu’au vu de l’heure, il est un peu tard pour bouger !
Le IV.Korps recevra le message à 1930. Le Général von Bulow prendra la même décision que Thielmann…Ce qui est tout de même plus logique dans son cas.

A 1200, la brigade de cavalerie Maurin du IVème Corps, rapidement soutenue par les divisions Pecheux et Vichery, engage la cavalerie britannique à Mons. Les anglais ont là une brigade de cavalerie Hanovrienne de piètre qualité, la 7ème brigade de cavalerie légère ainsi que l’artillerie de réserve du corps de cavalerie d’Uxbridge, lui-même présent. En tout et pour tout, 3.000 sabres et 45 canons.

Rapidement, les Français refoulent les anglais malgré les pertes importantes dues à l’artillerie particulièrement fournie du corps de cavalerie britannique. Mons est bientôt investie par Vichery alors qu’Uxbridge doit retraiter précipitamment. Ayant déjà subi de lourdes pertes, Uxbridge ne peut empêcher l’anéantissement de ses forces non soutenues. Lors de la poursuite rapide de Maurin, le parc complet d’artillerie du corps est capturé.

Les Français ont perdu 1.700 tués et blessés, essentiellement dus à l’artillerie. Du côté Anglais on compte 3.000 tués, blessés et prisonniers dont le général Uxbridge plus la perte des 45 canons. Il est alors 1600. Wellington sera prévenu de la bataille à 1900 sans savoir que le résultat est un véritable désastre.

A 1600 c’est le début de la bataille de Charleroi, où après s’être mis en bataille, le Ier Corps de Drouet D’Erlon lance l’assaut contre le I.Korps de von Ziethen. Pendant que le Ier s’attaque à Charleroi de front, Reille, à la tête du IIème Corps, lance un mouvement tournant avec des pontonniers dans le but de prendre le I.Korps de flanc et de lui couper ses arrières. Le IIC, juste en arrière du Ier Corps, attend patiemment la prise du pont pour se redéployer et charger.

A 1800, Jérôme déboule sur le flanc des prussiens, qui n’ont pas bougés de leurs positions. Von Ziethen est assez confiant. Pour le moment, les français subissent des pertes bien plus importantes. Napoléon fait envoyer une division de cuirassiers pour soutenir Jérôme, tout en sachant qu’elle risque d’arriver un peu tard.
Et pourtant, malgré les pertes dues à l’artillerie puissante de Ziethen, Jérôme culbute le flanc prussien ; les autres brigades, prises de panique alors qu’elles repoussaient encore les français de D’Erlon, s’enfuient. C’est la débandade, incontrôlable. Ziethen engage la 4. Brigade de Henckel ainsi que sa brigade de cavalerie pour tenter de couvrir sa retraite.

C’est donc à 2000 que s’engage le dernier acte de la bataille de Charleroi, alors que les Cuirassiers de Milhaud sont en position pour charger le flanc prussien. Poussés en avant par l’Empereur, les divisions Jérôme et Durutte, solidement appuyés, enfoncent les prussiens. Tout est tué, pris ou mis en déroute. Sans plus attendre, environ 6.000 cavaliers emmenés par Milhaud lancent la poursuite.

Dans cette affaire, les prussiens laissent 9.000 tués, blessés et environ 5.700 prisonniers. Les Français payent également un très lourd tribut, avec 12.300 tués et blessés. Une véritable victoire à la Pyrrhos qui laisse un goût amer à Napoléon, dont le Ier Corps a été étrillé par l’artillerie de Ziethen. Mais ce dernier n’a même plus de corps !

Pendant ce temps, à 1620 puis à 1700, Wellington recevait les premières nouvelles des Français. A ce moment il ne sait pas encore trop quoi penser : a priori, le IVème Corps de Gérard et un corps de cavalerie se dirigent vers Mons. Pas de quoi s’alarmer. Mais il décide tout de même de renforcer le dispositif dans ce secteur. Il écrit donc à 1730 :
« Au Prince d’Orange, commandant le I. Corps. Prince, je vous demande de concentrer votre corps sur Mons, où au moins 15 à 17 000 français avec de la cavalerie semblent se diriger. J’espère avoir plus de nouvelles dans la journée. ».

Le Prince recevra ses nouveaux ordres à 2230.

C’est finalement vers 1900 donc que Wellington aura la certitude d’un mouvement sur Mons mené par le IVème Corps tout entier de Gérard. Confiant, il ne changera pas ses ordres.

Une heure plus tard, à 2000, alors qu’il soupe en compagnie de Picton et Cole, il reçoit le message de Blücher. Cette fois-ci il n’y a plus de doute : il y a un minimum de 3 corps dans le sud entre Mons et Charleroi. Mais le généralissime anglais, qui craint pour ses lignes de communication, attend le résultat de ses patrouilles de cavalerie, parties voir ce qu’il se passe à l’ouest.


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 thumbs up 
Bien intéressant, ce brouillard de guerre...
Je ne connais pas le système. Comment se résolvent les rencontres/batailles ?
Merci ! Wink

Voir le profil de l'utilisateur http://www.bir-hacheim.com
Pour le combat il y a plusieurs niveau possible de difficulté et de précision. Personnellement j'ai fait un peu ma propre sauce à partir du système existant.
En gros :
- chaque secteur du champ de bataille voit à peu près s'engager un corps contre un autre, plus d'éventuels soutiens.
- on fait un ratio qui donne un bonus au plus nombreux
- le terrain donne des malus à celui qui attaque
- les surprises tactiques, les flancs tournés etc. donnent de bons bonus
- les généraux donnent également un bonus plus ou moins élevés en fonction de leur qualité historique
- plus des bonus octroyés par des unités spéciales (cuirassiers, dragons, artillerie, garde)
Tous ces bonus sont des dés en plus à partir d'une base de 3. Chaque camp lance les dés et ajoute ensuite des modificateurs de ravitaillement et d'expérience. Les totaux permettent de définir le vainqueur et le vaincu du tour de combat (2 heures). Le vainqueur peut donc prendre des positions du vaincu (et donc avoir moins de malus).
Puis, la moitié du jet est retranché au moral et 1/4 du jet est un pourcentage de pertes infligées à l'ennemi.

Ça c'est la base.

Moi j'ai donné une place plus prépondérante à l'artillerie (actuellement elle ne sert qu'à relancer un certain nombre de dés et l'artillerie de réserve donne +1D que tu aies 8 canons ou 48...). En gros chaque joueur choisit un ordre d'engagement plus ou moins puissant. Les pertes dues à l'artillerie sont de plus en plus importantes si les deux joueurs choisissent un ordre d'engagement fort (exemple : assaut contre tenir...).

Après, lorsqu'une unité craque au moral, c'est la déroute et en général elle entraîne rapidement ses petits voisins. Les poursuites peuvent être terrible. En gros il faut toujours se préparer à couvrir sa retraite en cas de merdouille.
Enfin, les réserves ont un rôle très important, permettant de remonter le moral de la zone.

Voilà voilà ^^

Sinon, avec un peu plus de temps et d'espace on peut jouer les batailles avec Le Combat de l'Aigle, une règle tactique type figurine pour laquelle Didier Rouy a mis en ligne beaucoup de troupes imprimables.

La suite arrive bientôt. Le Maréchal Ney tente de battre en position centrale une force totale de 40 000 anglais qui tente de l'encercler ! (c'est pour le moment pas trop mal parti, mais ça ne sera pas simple non plus, il n'a pas des masses de réserve et Cooke lui a fait mal).

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Ouch, faudra que je me penche un jour là dessus... Merci !

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Il y a une partie sur 1809 qui s'ouvre tu veux que je te mette en relation avec l'arbitre ? il reste de la place chez les Français notamment (en fait chez tout le monde).

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15 Juin 1815

A 0035, Blücher est réveillé par son aide de camp. Un message de la plus haute importance…qui l’averti que le I.Korps a été sévèrement bousculé par les Français : « Herr Marshal, nous avons tenu le temps que nous pouvions. La position est tournée par le II Corps. Il y a au moins deux corps d’infanterie et certainement un de cavalerie en arrière. Mes trois premières divisions sont en déroute, je tente de couvrir la retraite avec la 4ème. L’ennemi a subit de très grosses pertes. Respectueusement, Ziethen »

Le Maréchal Prussien se lève en sursaut : comment donc ? Les Français attaquent bêtement au centre ? Puis, il exulte à moitié : les Français ont été visiblement affaiblis dans le combat. Son II.Korps est frais, le III. A déjà entamé sa manœuvre pour tourner les derrières français et le IV. Sera bientôt en marche. Une fois rallié le I.Korps, il devrait disposer d’environ 80.000 hommes pour faire face aux Français. Peut-être pas suffisant, mais les Anglais pourront normalement venir l’appuyer avec le I Corps, qui n’est pas très loin.

Une bonne journée, au final. Le Maréchal se rendort donc.

Dès 0600 c’est le branle-bas de combat pour le IV.Korps : von Bulow fait mettre tout ce joli monde en formation de marche. Marche qui durera 12 heures pour le coup. Quand VB marche, il ne marche pas à moitié ! 36 km plus loin, à 2000 il bivouaquera aux alentours de Huy.

A la même heure (ils se sont passés le mot), les prussiens du III.Korps se réveillent et se mettent aussi en formation de marche. Ils vont marcher pendant 10h40 pour atteindre Philippeville…non défendue. Ils vont y capturer un convoi du jour à destination de Napoléon : ils auront leur ravitaillement de la journée gratuitement. Il est alors 1840 et un messager partira avertir Napoléon que ses lignes sont coupées.

Au lever du soleil, les fuyards du I.Korps reprennent leur retraite, profitant du répit offert par le sacrifice de la 4.Brigade et par la nuit. Au nord-est, le II.Korps dont Pirch I prend l’initiative de descendre couvrir la retraite des débris du I.Korps. Pirch I envoie donc sa cavalerie en avant pour faire écran et suit rapidement avec son infanterie. Mais cette fois-ci, craignant à juste titre que la survie du I.Korps soit une affaire de temps, Pirch fait mettre ses gens en place pour un début de mouvement à 0500.

Du côté de l’armée anglo-alliée, le Prince d’Orange, qui a analysé ses ordres décide de se mettre en mouvement. Au contraire de Wellington qui temporise, le Prince n’a aucun doute sur les intentions de Napoléon. Il ordonne le départ de l’ensemble de ses divisions pour Mons. Il n’est pas bien rassuré car il sait que son adversaire pourra utiliser la position centrale. Il ordonne donc aux divisions Cooke et Chasse de faire mouvement vers Mons dès 0200, à la division Perponchner de faire mouvement à 0700. Ainsi ces trois divisions devraient arriver à Mons aux alentours de 1400 et être en mesure de se coordonner sur le champ de bataille. Il ordonne également à Alten de marcher dès 0200. Avec 16 heures de marche environ, ce dernier devrait arriver vers 1800 et être en mesure d’arriver à temps pour le combat.

Mais sachant ses effectifs insuffisants en cas de fort parti français, il décide de passer outre son commandant en chef. Il écrit au général Hill, dès 2300 le 14 Juin :
« General, l’ennemi a pris Mons. J’ai reçu l’ordre de m’y diriger. Toutefois, je pense avoir à faire à fort parti. Je pense qu’il y a là une force d’au moins deux ou trois corps dont de la cavalerie. Je vous demande de bien vouloir appuyer mon mouvement vers Mons sans attendre les ordres du Duc. Je compte me concentrer sur Mons à partir de 1400 et engager le combat au culot. Ramenez aussi quelques brigades de cavalerie, nous en aurons besoin. J’ai l’intime conviction que si nous obtenons une victoire demain à Mons, nous forcerons les Français au repli. »

Recevant le pli en pleine nuit, le General Hill comprend tout à fait la menace que fait peser une masse de manœuvre de trois corps français à Mons. Il prend donc la décision d’appuyer le mouvement du Prince d’Orange avec ses deux divisions. Il donne les instructions suivantes :
« La 2nd Division se mettra en mouvement effectif à 0600 le 15 juin. Elle se dirigera vers Mons puis s’orientera au son du canon. Elle devrait arriver vers 2000.
La 4th Division se mettra en mouvement effectif à 0800 le 15 juin. Elle se dirigera vers Mons. L’état-major l’accompagnera.
Aux 4th et 5th Light Cavalry Brigades, je vous ordonne de couvrir le mouvement de la 2nd Division de Clinton et de la 4th Division de Colville puis de participer à l’attaque des Français à Mons. Je vous rattache, en l’absence du General Uxbridge, au II Corps. Départ de Clinton : 0700. Départ de Colville : 0800. Prenez vos dispositions. Signed : General Hill, II Corps »

La cavalerie, sans ordre d’Uxbridge, ne bougera pas.

C’est donc près de 44.000 anglo-alliés qui vont converger sans même que leur commandant en soit mis au courant, vers Mons pour tenter d’arrêter l’avance française (environ 26.000 hommes).

Du côté français, les deux ailes se sont arrêtées. C’est visiblement l’heure des patrouilles…

Aile gauche : Le Maréchal Ney envoie des reconnaissances dès 0700 tout azimut et conserve son armée au bivouac en attendant d’avoir de nouveaux ordres et des informations de l’ennemi. Il ordonne à ses reconnaissances d’aller aussi loin que possible jusqu’à ce que l’ennemi soit repéré.

Aile droite : Napoléon ordonne la poursuite du I.Korps avec le IIC (Dragons). Puis il fait envoyer des reconnaissances vers Bruxelles, Trélémont (devinez ce qu’ils vont trouver ?) et… Philippeville… Oui, c’est ça quand on oublie de surveiller ses arrières avant. Il attend aussi des nouvelles de Ney et de sa manœuvre de diversion.

BATAILLE DE MONS

La cavalerie de Ney trouve rapidement un corps marchant depuis Nivelle vers Mons (a priori). Il est alors 0930. Ney est mis au courant à 1100.
A la même heure (0930), une deuxième reconnaissance est surprise par l’avancée de Perponchner. Ney n’aura jamais d’information sur l’approche de cette division.
Toujours à 0930, une troisième reconnaissance trouve une présence britannique à 14km environ de Mons sur la route d’Ath. Ney en sera averti à 1100.

A 1100, Ney pense avoir une bonne image du dispositif ennemi. Il fait donc disposer les IVème et VIème Corps en bataille : le IVème Corps de Gérard face aux britanniques descendants de Nivelle. Le VIème fait face à la troupe repérée sur la route d’Ath. Ney est en effet certain qu’il s’agit d’une offensive coordonnée : les deux forces ont été repérées à la même heure par ses groupes de cavalerie, parties à la même heure ! Il ordonne à chaque corps de conserver une division en réserve. Il conserve également l’ensemble des corps de cavalerie en réserve.

A 1130 il écrit à Napoléon : « Mon Empereur, forte concentration d’au moins 30 000 britanniques contre moi. Je vais résister au mieux pour vous faire gagner du temps. »

A 1200, il se ravise. Laissant Mouton tenir seul Mons, Ney ordonne au IVème Corps de Gérard et aux IC et IVC de se mettre en mouvement pour battre les anglais arrivant de Nivelle. Puis il écrit à Napoléon : « Mon Empereur, changement de plan, je vais essayer d’agir en position centrale. Mouton gardera seul Mons pendant que nous allons fondre sur un corps – certainement le groupe principal – en provenance de Nivelle. »

Seule erreur de Ney, la route est déjà encombrée par les Anglais… Mais coup de chance, les messagers réussiront à passer et à apporter leur message sans délai ! Napoléon recevra les messages à 1530 puis 1600.

1300 : début de la bataille de Mons. Sans cavalerie, les Anglais n’ont pas été informés du mouvement de Ney. Alors en pleine marche, les troupes de Cooke et Chasse observent l’arrivée des Français, en ordre de bataille. La confusion règne un instant mais les Foot Guards anglais se mettent en bataille rapidement avec sang-froid et professionnalisme.

Mais foudroyés par l’artillerie française, chargés par les cuirassiers de Milhaud et tournés par les Hussards et chasseurs de Pajol, les Anglais sont sèchement rejetés hors de leurs positions, leurs alliés étant au seuil de la déroute.

Alors qu’il repousse l’ennemi, Ney entend le son du canon sur ses derrières : Mouton a débuté son terrible combat défensif. Mouton a observé l’arrivée d’une division du Prince d’Orange sur une route qui était annoncée sûre…Il y déploie rapidement sa division de réserve et son artillerie. Pour lui, ce point ne doit pas plier : si le centre plie, Ney sera coupé de ses arrières et tout sera perdu. Il laisse donc 2 divisions non soutenues en pointe pour repousser les anglais qui déboulent d’Ath. Il n’y a alors qu’une division ennemie.

A 1600, Mouton tient encore ses positions. Les pertes sont sensibles, notamment la division Teste qui affronte des effectifs très supérieurs et qui a subie pratiquement 33% de pertes. Mais, bien soutenue, elle tient toujours le champ de bataille alors que le moral des Hollandais devient problématique pour le Prince d’Orange qui n’est pas certain de pouvoir poursuivre l’engagement très longtemps.

A l’est, Hill mène un combat très serré face aux divisions Simmer et Jeanin : les effectifs engagés sont à peu près les mêmes, les français ont l’avantage de l’artillerie, mais les anglais manœuvrent mieux. Mais à 1600, Hill n’a pas pris une once de terrain.

Pendant ce temps, à 1500, Cooke sait qu’il ne pourra tenir face aux forces du Maréchal Ney. C’est pourquoi il organise un repli défensif pour tenter de gagner du temps pour les autres forces – en espérant qu’il combatte effectivement le gros des troupes françaises du secteur.

Mais la cavalerie de Pajol a enfin tourné effectivement les lignes anglo-alliées et le IC mène la charge, enveloppant le flanc et se joignant aux cuirassiers. Au centre, Gérard fait rentrer en ligne la division Vichery en lieu et place de la division Pecheux. Il n’en fallait pas plus que les hollandais de Chasse pour s’enfuir, ouvrant une brèche fatale dans la ligne coalisée. A 1630, tout est terminé et Ney ordonne à Pajol de poursuivre les fuyards et entame son mouvement pour revenir sur le champ de bataille à l’est, où le canon tonne toujours.

Car les assauts se poursuivent, inlassables, contre les forces de Mouton. Alors que son centre est au bord de la rupture par manque d’hommes plus que par manque de moral, l’impensable se produit. Découragés par les échecs répétés de leurs tentatives, les hollandais de Perponchner jettent l’éponge et s’enfuient du champ de bataille, laissant un petit millier de français, exsangue mais victorieux !

De l’autre côté, Hill s’efforce toujours d’enfoncer les positions, sans succès, mais les combats usent les forces des deux camps… Or, la division Alten se distingue à l’horizon. Il est bientôt 1800 et le General Hill va bientôt disposer de troupes fraîches !

Sans plus attendre, Mouton envoie un messager vers le Maréchal Ney : « Monsieur le Maréchal, je vous informe que ma situation devient intenable. Mes divisions sont au bord de la rupture, je ne compte plus ni les morts, ni les blessés ; et une nouvelle division britannique va être mise en ligne sous peu sur mon flanc ! Mes divisions souffrent énormément des combats. Respectueusement, Mouton »

Ney recevant le message, donne l’ordre au IVC de Milhaud de foncer tête baissée pour soutenir Mouton (Il était de fait déjà en route, le combat contre Cooke s’étant terminé à 1700). Le Corps de Gérard se remet en formation de mouvement.

Entre 1800 et 1900, Hill poursuit ses assauts, devenus plus compliqués de par l’arrivée de Mouton pour superviser en personne les efforts des deux divisions du VI Corps. Mais à 1900, les renforts de part et d’autres donnent une nouvelle dimension à cet engagement. Les pertes sont terribles et si Mouton peut disposer de cavalerie lourde (une seule division), les anglais disposent d’une sérieuse supériorité numérique. Ainsi, le combat reste équilibré et Mouton reste maître du terrain à 2000 alors que le dernier acte se joue : en effet, après une marche de 14h, les anglais de Clinton déboulent enfin sur le champ de bataille, sur le flanc de Mouton qui n’a qu’une maigre réserve de 800 fantassins de la division Teste à lui opposer ! Heureusement, la division de cuirassiers Watier arrive également, mais cela ne peut en aucun cas suffire à repousser les 8,000 hommes de la 2nd Division.
Ney doit faire activer Gérard dont les troupes ont subi de nombreuses pertes toute la journée. Il confirme donc à Mouton l’ordre de sacrifier les restes de la division Teste et les cuirassiers de Watier pour permettre à Gérard de se mettre en position sur le flanc. L’ultime combat de Watier et Teste aura une allure de charge suicide… Aucun cuirassier ne reviendra vers les lignes. De même, la division Teste est virtuellement détruite. Mais la nuit tombant et les lueurs des troupes de Gérard approchant, les anglais cessent les frais, laissant des Français complètement exsangues maîtres du champ de bataille.

Les pertes, apocalyptiques, sont de 8.200 tués et blessés pour les Anglais, 4.500 prisonniers et environ 11.000 hommes en déroute contre 11.900 tués et blessés pour les Français. Le VIème Corps français n’aligne plus que 3600 hommes valides, soit même pas l’effectif d’une division à pleine puissance. De même, le IVC de Milhaud ne dispose plus que de 800 sabres. Les deux camps ont donc laissé environ la moitié de leurs forces.
Ney peut tout de même s’enorgueillir que sa victoire a été obtenue en un contre deux.

POURSUITE A CHARLEROI

A 0700, le IIC d'Exelmans se lance donc à la poursuite du I.Korps en pleine retraite. Ce dernier a démarré son mouvement à 0530. Il a donc trois heures et demie d’avance, soit 10.5 km. A 0800, la distance n’est plus que de 8.5 km.

Pendant ce temps, la cavalerie du III.Korps a déjà parcouru 15km et n’est plus qu’à 7 km du IIC : la poursuite va donc se transformer en un combat de cavalerie débutant à 0840. Jurgass, commandant la cavalerie du II.Korps, dispose de 5,000 sabres. Face à lui, Exelmans dispose de 3,000 dragons. L’infanterie du II.Korps, elle est encore à 15 Km.

A 1040, le combat de cavalerie est un match nul qui risque de durer, mais plutôt favorable aux prussiens qui ont plus d’hommes à sacrifier. L’infanterie s’approche toujours et n’est plus qu’à 9 Km.
Napoléon, qui entend le son du canon ne s’inquiète pas outre mesure. Qui plus est les seules informations glanées par sa reconnaissance de cavalerie légère lui indiquent seulement la présence de troupes prussiennes sur la route ! « Comme si je ne le savais pas » maugréa l’Empereur ce jour-là.
Pendant ce temps le combat de cavalerie dure toujours et peu à peu les Prussiens prennent l’ascendant, les Français sont contraints de reculer doucement sous la pression des charges de la cavalerie de Jurgass.

L’infanterie du II.Korps n’est plus qu’à 3 Km et ce n’est qu’à ce moment qu’Exelmans envoie un messager prévenir en urgence l’Empereur avant de tenter de décrocher. A 1500 c’est chose faite, mais Exelmans a perdu 1580 hommes dans la confrontation, contre 1.000 pour les Prussiens qui restent maîtres du champ de bataille.

Napoléon pendant ce temps a fait mettre le IIIème Corps de Vandamme en ordre de bataille sur la route, paré à recevoir le choc du II.Korps. Reille et le IIème Corps sont en réserve et l’artillerie de la garde est en soutient avec le IIIC de Kellerman.

Mais devant la retraite de la cavalerie, Pirch I ne veut pas tenter le diable seul et se replie doucement, sous couvert de la cavalerie de Jurgass.

A 1600 Napoléon est donc mis au courant des difficultés du Maréchal Ney. Comprenant que les lignes de communication sont coupées entre les deux groupes, l’Empereur ne répond pas mais ordonne au Généraux Reille et d’Erlon de faire mouvement et leur adjoint le IIIC de Kellerman. Puis finalement il se décide à les accompagner, laissant Grouchy à la tête du IIIème Corps et de la Garde impériale : « Monsieur le Maréchal, je vous laisse pour mission de couvrir Charleroi. Si l’ennemi devait attaquer en force, repliez-vous derrière la rive. Je vous autorise à montrer la garde, mais pas à l’engager au combat. N. »

Mais les corps choisis, pour la plupart disposés en bataille en réserve ou en soutient de Vandamme, vont mettre du temps à se préparer au mouvement et le départ réel n’a lieu qu’à 1800. La marche, pour le soir, s’arrêtera à 2200.

En deux jours de campagne, les coalisés ont perdu environ 40.000 hommes contre 26.000 pour les Français.


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Merci pour CR passionnant.

Que de bon souvenirs du vol de l'aigle.

Si tu lances une nouvelle partie je veux bien en être informé.

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J'ai un 1814 en préparation. Mais à voir pour l'organisation car j'avais prévu juste des commandants en chef - soit 3 joueurs + un arbitre.

Sinon il y a une partie 1809 qui s'ouvre je peux te mettre en relation avec son arbitre si tu veux Wink

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VinceWG a écrit:J'ai un 1814 en préparation. Mais à voir pour l'organisation car j'avais prévu juste des commandants en chef - soit 3 joueurs + un arbitre.

Sinon il y a une partie 1809 qui s'ouvre je peux te mettre en relation avec son arbitre si tu veux Wink

Pas de soucis pour la campagne de 1814 si tu changes d'organisation n'hésite pas et oui je veux bien pour 1809 Merci

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En tout cas, un chapeau bas à Ney qui a été efficace toute la journée et a probablement sauvé les miches de l'Armée du Nord - oui c'est plus un Lannes ou un Davout qu'un Ney de 1815 que nous avons là Very Happy
Thumb down pour Napoléon, un peu trop passif et qui ne surveille pas ses lignes de communication.
Thumb down également pour D'Orange et Hill qui ont joyeusement sauté à pied joints dans le piège de NApoléon, allant à l'encontre même des ordres de Welly...J'aimerai bien voir sa tronche quand il va le savoir...Oui parce que là bizarrement, il n'y a encore aucun message envoyé pour le prévenir de la débâcle.
Thumb down enfin pour Blucher et Wellington qui ne se concertent pas assez et n'ont pas une réelle stratégie commune.

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VinceWG a écrit:En tout cas, un chapeau bas à Ney qui a été efficace toute la journée et a probablement sauvé les miches de l'Armée du Nord - oui c'est plus un Lannes ou un Davout qu'un Ney de 1815 que nous avons là Very Happy
Thumb down pour Napoléon, un peu trop passif et qui ne surveille pas ses lignes de communication.
Thumb down également pour D'Orange et Hill qui ont joyeusement sauté à pied joints dans le piège de NApoléon, allant à l'encontre même des ordres de Welly...J'aimerai bien voir sa tronche quand il va le savoir...Oui parce que là bizarrement, il n'y a encore aucun message envoyé pour le prévenir de la débâcle.
Thumb down enfin pour Blucher et Wellington qui ne se concertent pas assez et n'ont pas une réelle stratégie commune.

Oui Wellington risque de peu apprécier la situation. Mais rien n'est perdu vu les pertes françaises, très conséquentes soit dit en passant, l'anglo-prussien devrait pouvoir reprendre le contrôle des opérations avec un peu de concertation.
De son coté le français va devoir réorganiser son armée.

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Mathocle a écrit:
Mais rien n'est perdu vu les pertes françaises, très conséquentes soit dit en passant,
Les pertes me paraissent bien lourdes en effet.  Magnify:
Mais tout cela est passionnant !  thumbs up 

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Il faut dire, combattre plus de 40.000 hommes pendant 8 heures avec 20.000 hommes...il y a un moment où la denrée "homme" devient un peu short.
Et encore j'ai réduis dramatiquement l'effet des batteries, c'était trop puissant (en gros, maintenant chaque 6 canons inflige 25 pertes par round * l'ampleur de l'engagement, de 2 à 6).

Si l'anglo allié se réveille rapidement il peut l'emporter. Mais pour le moment la balle est dans le camp impérial. Il a potentiellement de jolis coups à jouer. Saura t-il les exploiter ?

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VinceWG a écrit:
Et encore j'ai réduis dramatiquement l'effet des batteries, c'était trop puissant (en gros, maintenant chaque 6 canons inflige 25 pertes par round * l'ampleur de l'engagement, de 2 à 6).
Connaissant l'expertise de Didier Rouy, il devait avoir bien calculer son coup dans son modèle de base.  study 

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J'ai fait ma sauce ^^
Dans le combat de base à la sauce Didier Rouy, les batteries ne te permettent que de relancer des dés en fonction du ratio de canons ainsi que d'avoir +1D à lancer pour de l'artillerie de réserve, quel que soit le nombre de canons. En bref, j'avais un peu l'impression que l'artillerie était au second plan et faisait juste couleur locale.

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VinceWG a écrit:J'ai fait ma sauce ^^
Dans le combat de base à la sauce Didier Rouy, les batteries ne te permettent que de relancer des dés en fonction du ratio de canons ainsi que d'avoir +1D à lancer pour de l'artillerie de réserve, quel que soit le nombre de canons. En bref, j'avais un peu l'impression que l'artillerie était au second plan et faisait juste couleur locale.

J'ai souvenir que dans la règle tu relances des dés suivants le nombre de canons, enfin tout du moins dans le volume 2 ;-)
Quand tu en as 48 tu fais plus de mal qu'avec 8...
Si les deux en on autant, on ne relance pas de dés en plus de ceux en supplément... Et c'est logique !

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Salut

Non, tu as juste des relances. Ensuite chaque batterie de réserve te donne +1D quel que soit le nombre de canons (8 ou 48). J'ai pour ma part laissé ce bonus qui est une sorte de bonus des 3 armes. Par contre j'ai ajouté des pertes sèches provoquées par l'artillerie. Car les pertes dues à l'artillerie étaient très mal rendues.

Et à savoir qu'en dehors des relances, 2 divisions se combattant, l'une avec 16 canons et l'autre avec 6 ne changent rien.

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VinceWG a écrit:Salut

Non, tu as juste des relances. Ensuite chaque batterie de réserve te donne +1D quel que soit le nombre de canons (8 ou 48). J'ai pour ma part laissé ce bonus qui est une sorte de bonus des 3 armes. Par contre j'ai ajouté des pertes sèches provoquées par l'artillerie. Car les pertes dues à l'artillerie étaient très mal rendues.

Et à savoir qu'en dehors des relances, 2 divisions se combattant, l'une avec 16 canons et l'autre avec 6 ne changent rien.

Oui tu n'a que des relances, mais tu gardes les meilleurs dés...
Et tu as un dé en plus quand tu as le double de canons, enfin il me semble !

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Pas suffisant à mon sens : cela ne montre que le soutient de l'artillerie mais je ne trouve pas qu'on voit la capacité à tuer de l'artillerie.

D'où ma petite table qui en fonction de l'intensité du combat, va provoquer plus ou moins de pertes dues à l'artillerie. Comme ça, on hésite à deux fois à attaquer un gus avec 200 canons...

Car avant :
une division plus artillerie de réserve de 48 canons, total de 60 canons. Force A.
deux divisions sans artillerie de réserve, total de 16 canons. Force B.

Le premier lancera 4D6, le second lancera 5D6. Le premier pourra par contre relancer 3D. ouais cool.
Avec mon système, les dés lancés seront les mêmes mais les 60 canons tueront entre 500 et 1500 hommes suivant à quel intensité les deux combattent. Ainsi, même s'il a des chances de l'emporter, le joueur de B va y réfléchir à deux fois avant d'attaquer les batteries de front.

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