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[CR] QBeE : La Bataille de Los Arapiles

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1 [CR] QBeE : La Bataille de Los Arapiles le Sam 21 Nov 2015 - 22:31

Depuis quelques temps déjà, le maréchal Marmont joue au chat et à la souris avec son adversaire, le général anglais Arthur Wellesley, Duc de Wellington. Finalement, lançant un grand mouvement tournant pour tenter de couper l'ennemi de ses bases, le maréchal commet une erreur. Sa ligne, trop étendue, est désormais dans une situation particulièrement délicate. Le problème, c'est que ce fait n'est pas resté inaperçu aux yeux de Wellington qui va rapidement réagir et concentrer ses forces pour une attaque non loin de Salamanque, près des Arapiles, deux petits mamelons qui surplomberont le champ de bataille.

Il est midi lorsque le généralissime anglais est enfin paré à lancer l'attaque. Wellesley a concentré ses forces entre le petit Arapile et le village de Los Arapiles. D'autres renforts doivent arriver sur sa droite. Face à lui, l'armée de Marmont est dispersée à travers le champ de bataille. Le gros de l'armée se trouve au centre, derrière le grand Arapile, mais une partie non négligeable se trouve sur les flancs, mais isolée du centre.



Tour de 12h00
Lord Wellington débute sa manœuvre en redéployant son armée pour couvrir notamment ses flancs et renforcer sa ligne au centre. Face à ce mouvement, la division la plus à gauche entame une marche pour rejoindre le centre, sous couvert d'une seconde division, déployée dans un terrain défensif jugé correct par Marmont qui décide de laisser-là cette division. Sur sa droite, le maréchal rappelle également une unique division sur les deux présentes derrière le ruisseau, ne laissant que la division au nord du village de Chapel. Marmont, qui avait déjà déployé deux batteries sur le grand Arapile, ordonne à sa division de cavalerie légère de ramener une troisième batterie au centre. Une quatrième étant également en route depuis l'arrière. Les deux dernières batteries sont alors au sein des divisions laissées sur les ailes.
Le plan de Marmont est alors d'obliger Wellington a conserver des forces sur ses flancs et donc de conserver une ligne assez longue, de détruire le centre avec une artillerie fournie suivie d'une contre attaque de deux divisions en colonne d'assaut avant de venir prendre les ailes sur les arrières et de détruire l'armée britannique...Simple.
Le plan du pragmatique Wellesley est de couvrir ses flancs et d'attaquer au centre, mais également sur la droite française en s'appuyant sur un feu de ligne bien plus efficace.



Tour de 12h30
Les déploiements des deux armées se poursuivent. Très rapidement, le maréchal Marmont pense que Wellington a commis une grossière erreur dans son attention méticuleuse aux détails. Trop de détails tuent le tempo, pense le maréchal. Mais si sa position s'améliore peu à peu, elle est toujours critique. Notamment, l'unique liaison entre le flanc gauche et le centre est une unique division de 2000 cavaliers.
Alors que l'armée alliée est pratiquement en place, les échanges de feu - qui ont débutés dès 12h00 entre les batteries des deux Arapiles - se poursuivent. De part et d'autre, on trouve des hommes jetés en désordre par la puissance de feu réunie et de nombreux tués et blessés.



Tour de 13h00
Lord Wellington envoie sa cavalerie sur la gauche française. Le rôle avoué est de vaincre la division française laissée en couverture et liaison entre la gauche et le centre, afin de se rabattre sur l'un, ou sur l'autre. Le reste de l'armée s'avance alors vers l'armée française sous un feu nourri. Plusieurs régiments portugais rompent sous le feu combiné des canons français.
Le combat de cavalerie, lui, est un échec : alors que les cavaliers alliés déboulent en bas de la colline, les Français contre-charge est ramènent leurs homologues britanniques. Une deuxième contre-charge plus tard et c'est l'ensemble de la cavalerie alliée du centre qui est tenue en échec.
Avec la cavalerie britannique qui cache la vue des canons anglais situés autour de Los Arapiles, Marmont envoie un bataillon contre-attaquer le flanc portugais au centre. Mais le choc n'aura pas lieu : avec une colonne d'assaut déboulant sur le flanc et un tir nourri de deux batteries, les régiments craquent. Le flanc du centre est en l'air.
Entre temps, la division qui était la plus à gauche est venue étendre la ligne de l'aile gauche qui se raccorde peu à peu au centre. A 13h30, le maréchal Marmont a récupéré de ses erreurs passées, son armée occupe désormais une excellente position. Il pense maintenant à sa contre-offensive au centre, pour laquelle il a conservé quelques solides moyens.



Tour de 13h30
L'attaque linéaire du Duc de Fer débute enfin. Les échanges de feu sont particulièrement violent, les britanniques laissent près de 2 000 tués et blessés en un quart d'heure sur l'ensemble de la ligne. Les Français subissent environ 1 000 pertes par un tir moins ajusté. Enfin, l'assaut est lancé. Et si la gauche française semble faillir peu à peu sous le nombre et le feu dense, le centre tient bon. Partout, les Français tiennent.
"Il est temps" s'éclame alors Marmont à son chef d'état-major qui relaye alors l'ordre d'attaque. L'attaque sera menée au centre par deux divisions qui partent sur la droite et une division qui part sur la gauche.
Sous un feu toujours aussi dense, le moment est particulièrement dramatique, les soldats tombent avec une ahurissante régularité. Mais bientôt, les résultats sont là : le centre est totalement enfoncé, le Petit Arapile est capturé et les ailes assaillies.



Devant un tel désastre bien imprévu, le Duc de Wellington ordonne la retraite.
Lors de la bataille de Salamanque / Los Arapiles, le Duc de Wellington laisse 7 800 tués et blessés et pratiquement 8 000 prisonniers entre les mains des Français. Moins de la moitié de l'armée parviendra finalement à se replier en bon ordre, poursuivi par un Marmont survolté. Avant la fin de l'année, les Anglais seront ramenés à Lisbonne et seront forcés de rembarquer. Ben quoi, on a le droit de se faire plaisir.
Les Français déplorent 3 600 tués et blessés.

Au final, une partie qui oblige à se poser de bonnes questions, avec un seul chef par camp et de nombreuses divisions qui débutent hors commandement. Mon adversaire a choisi son camp (Anglais) et a mené l'attaque la plus moue qu'on ait jamais pu imaginer ^^ J'ai donc eu le temps de rameuter mes forces et de lui faire des pertes très lourdes au centre. Un régiment a même été complètement exterminé au feu (le régiment déployé sur le Petit Arapile). J'aurais pu être plus efficace si je n'avais pas joué un peu à la va-vite (on était à une sorte de salon de jeu à Brest avec pas mal de visiteurs autour) : de fait je n'ai jamais ordonné de charges de cavalerie car je commençais par effectuer mes mouvements...Trop tard. Tant pis. Au final, ce n'est pas très grave et ma cavalerie n'aurait eu finalement d'utilité que dans la poursuite effrénée.

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